06.08.2015, 14:42

On ne se bouscule pas pour le dernier roman de J.K. Rowling

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Une employée de librairie dispose les premiers exemplaires du dernier roman de J.K. Rowling, à Londres.

litterature La sortie ce jeudi du nouveau roman de J.K. Rowling, destiné aux adultes, ne rencontre pas le même succès que les sorties des précédents livres de l'auteure anglaise.

Le premier roman pour adultes de J.K. Rowling, l'auteur richissime des aventures de Harry Potter, mis en vente jeudi, sera un best-seller mondial, avec un million d'exemplaires pré-vendus. Mais il n'a pas provoqué l'affluence dans les librairies jadis suscitée par le petit sorcier.

Jeudi matin, les librairies britanniques ont ouvert plus tôt pour permettre aux fans d'acquérir dès 8 heures "The Casual Vacancy" ("Une place à prendre"), jusqu'alors entouré du plus grand secret.
 
Des piles du livre de 512 pages à la couverture rouge parée d'un cadre jaune sont venues habiller les caisses de la librairie Foyles, dans le centre de Londres. Mais point de files d'attente ou de fans campant devant les magasins pour s'emparer les premiers des exemplaires tant convoités.
 
Le point de départ de ce roman qui se déroule à Pagford, charmant village imaginaire du sud-ouest de l'Angleterre, est la mort d'un membre du conseil municipal. Les habitants commencent alors leurs manigances pour trouver un remplaçant acquis à leur cause: débarrasser Pagford de la gestion d'une cité HLM malfamée.
 
Drogue et prostitution
 
J.K. Rowling avait pensé dans un premier temps au titre "Responsable", parce que, expliquait-elle dans une interview publiée dans "The New Yorker", "c'est un livre sur la responsabilité. Dans un sens mineur - quelle est la part de notre responsabilité dans notre bonheur personnel - mais aussi dans un sens plus large - quelle est notre part de responsabilité envers les pauvres, les personnes défavorisées?"
 
Apparaissent ainsi dans ce livre les thèmes très éloignés de l'univers de ses jeunes sorciers que sont la dépendance à l'héroïne, la prostitution, les familles monoparentales et le désir sexuel adolescent.
 
Le roman a divisé les premiers critiques, certains louant son message social très "dickensien" quand d'autres sont restés sceptiques devant des scènes très crues de sexe ou d'injection de drogues.
 
Pas de nouvel Harry en vue
 
L'écrivain britannique, qui a vendu 450 millions d'exemplaires des aventures de son petit sorcier dont la dernière remonte à 2007, a confié mercredi soir à la BBC "n'avoir qu'une raison d'écrire aujourd'hui: c'est pour moi". "Sincèrement, j'en ai fini avec l'histoire d'Harry" Potter, a-t-elle ajouté, à moins qu'une "idée fabuleuse" ne surgisse.
 
Avec une fortune estimée à 560 millions de livres (703 million d'euros) selon le "Sunday Times", cette mère de trois enfants est désormais à la tête d'un empire commercial, Harry Potter se déclinant en huit films à gros succès, en parcs à thème, en jouets et en jeux vidéo.
 
Mais elle reste marquée par la période où elle a écrit le premier "Harry Potter" au début des années 1990, alors qu'elle souffrait de dépression, vivait d'allocations et élevait seule sa fille. Une expérience dont elle s'est nourrie pour écrire "The Casual Vacancy". Aujourd'hui, l'écrivain travaille à deux autres livres pour jeunes enfants.

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