02.08.2015, 19:45

«Un homme ébranlé»

chargement
Par Valérie Meylan - ibrairie Repères, Bienne

Pascale Kramer avait exploré le sentiment de culpabilité dont peut souffrir une mère qui n'éprouve pas d'attachement pour son enfant («L'implacable brutalité du réveil», Mercure de France 2009). Elle s'attaque dans son nouveau roman - «Un homme ébranlé» - à un thème encore plus difficile: la mort et son cortège de fantômes. Pour ce faire, Pascale Kramer se place dans le corps et surtout la tête de Simone dont le compagnon est condamné par le cancer. Dans ce couple, qui sent la fin de son histoire, arrive le fils adolescent de Claude, né d'une brève liaison antérieure, et Claude décide de se battre contre la maladie.

A Travers cette histoire, Pascale Kramer décortique le cerveau de Simone et les pensées qui le traversent: par exemple le sentiment épouvantable de cette femme qui n'ose pas imaginer pouvoir se réjouir de passer une semaine de vacances avec son frère après la mort de son compagnon.

Ce livre est un bijou de pudeur, de finesse, de précision et somme toute, d'amour.

«Un homme ébranlé»
Pascale Kramer
Mercure de France
132 pages

Dans le canton de Berne, la mise en œuvre de l'art. 17 de la Loi sur l'école obligatoire (LEO) ne fait pas l'unanimité… mais pourquoi donc? De nouvelles structures ont été mises en place et ce sont les communes qui sont responsables de l'application des directives cantonales.

L'intégration dans les classes ordinaires des élèves réclamant un soutien particulier pour des motifs de comportement, de maîtrise de la langue, de capacités scolaires limitées ou d'autres handicaps a provoqué depuis quelque temps des incidences surprenantes, voire inquiétantes dans les établissements.

La fermeture des classes dites «spéciales» a eu pour conséquence une augmentation des effectifs car cette catégorie d'élèves a retrouvé évidemment les classes régulières dites «générales».

Les enseignants «généralistes» sont donc de plus en plus sollicités, voire dépassés par les tâches supplémentaires qui découlent de cette nouvelle structure.

Les outils mis à disposition existent: structure de soutien, leçons d'appui individuelle ou de groupe, octroi de leçons supplémentaires permettant d'engager un deuxième collègue, médiateur scolaire, travailleur social scolaire… un arsenal de mesures qui ne sont pas gratuites et qui risquent de faire exploser les budgets communaux.

Chaque commune peut s'organiser comme elle le désire et revendiquer son autonomie mais la réforme va trop vite pour certains…

La pression est devenue trop grande sur le corps enseignant et il n'est pas rare d'entendre dans les salles des maîtres des coups de gueule ou de détecter des signes de ras-le-bol.

Nous sommes en rodage mais le moteur a des ratés…

L'augmentation des effectifs est la mesure de restrictions budgétaires la plus facile à organiser et qui dégage les plus grandes économies, c'est connu: il faut donc limiter la hausse des effectifs de classe!

La position de l'enseignant doit être renforcée et revalorisée, ses conditions de travail améliorées.

Il faut de plus lutter contre la bureaucratie de plus en plus envahissante: le métier d'enseignant doit rester à la base un métier humain pour les humains où le cœur a toute sa raison d'être et doit rester une vocation.

L'apprentissage des langues étrangères et l'apprentissage précoce de la langue nationale par tous les enfants d'origine étrangère est une garantie vers l'égalité des chances!

Enseigner, c'est comprendre l'autre et aider l'humain à son développement par des tâches d'accompagnement, d'instruction et d'éducation. Toute réforme doit donc se faire dans la douceur et avec l'appui et l'engagement de toutes les forces présentes. C'est un défi de taille: l'intégration est en marche… c'est une réalité de tous les jours.

Dans le canton de Berne, la mise en œuvre de l'art. 17 de la Loi sur l'école obligatoire (LEO) ne fait pas l'unanimité… mais pourquoi donc? De nouvelles structures ont été mises en place et ce sont les communes qui sont responsables de l'application des directives cantonales.

L'intégration dans les classes ordinaires des élèves réclamant un soutien particulier pour des motifs de comportement, de maîtrise de la langue, de capacités scolaires limitées ou d'autres handicaps a provoqué depuis quelque temps des incidences surprenantes, voire inquiétantes dans les établissements.

La fermeture des classes dites «spéciales» a eu pour conséquence une augmentation des effectifs car cette catégorie d'élèves a retrouvé évidemment les classes régulières dites «générales».

Les enseignants «généralistes» sont donc de plus en plus sollicités, voire dépassés par les tâches supplémentaires qui découlent de cette nouvelle structure.

Les outils mis à disposition existent: structure de soutien, leçons d'appui individuelle ou de groupe, octroi de leçons supplémentaires permettant d'engager un deuxième collègue, médiateur scolaire, travailleur social scolaire… un arsenal de mesures qui ne sont pas gratuites et qui risquent de faire exploser les budgets communaux.

Chaque commune peut s'organiser comme elle le désire et revendiquer son autonomie mais la réforme va trop vite pour certains…

La pression est devenue trop grande sur le corps enseignant et il n'est pas rare d'entendre dans les salles des maîtres des coups de gueule ou de détecter des signes de ras-le-bol.

Nous sommes en rodage mais le moteur a des ratés…

L'augmentation des effectifs est la mesure de restrictions budgétaires la plus facile à organiser et qui dégage les plus grandes économies, c'est connu: il faut donc limiter la hausse des effectifs de classe!

La position de l'enseignant doit être renforcée et revalorisée, ses conditions de travail améliorées.

Il faut de plus lutter contre la bureaucratie de plus en plus envahissante: le métier d'enseignant doit rester à la base un métier humain pour les humains où le cœur a toute sa raison d'être et doit rester une vocation.

L'apprentissage des langues étrangères et l'apprentissage précoce de la langue nationale par tous les enfants d'origine étrangère est une garantie vers l'égalité des chances!

Enseigner, c'est comprendre l'autre et aider l'humain à son développement par des tâches d'accompagnement, d'instruction et d'éducation. Toute réforme doit donc se faire dans la douceur et avec l'appui et l'engagement de toutes les forces présentes. C'est un défi de taille: l'intégration est en marche… c'est une réalité de tous les jours.


Résumé du jour

Ne ratez plus rien de l'actualité locale !

Abonnez-vous à notre newsletter et recevez chaque soir toutes les infos essentielles de la journée!

Recevez chaque soir les infos essentielles de la journée !

À lire aussi...

AventTel un calendrier de l’Avent géant, les fenêtres de plusieurs quartiers et villages s’illuminent chaque soirTel un calendrier de l’Avent géant, les fenêtres de plusieurs quartiers et villages s’illuminent chaque soir

MusiqueLa fanfare L'Espérance de Cressier propose un hymne à l'espoirLa fanfare L'Espérance de Cressier propose un hymne à l'espoir

Création«Le Lac des cygnes», spectacle musical de l’Orchestre de chambre de La Chaux-de-Fonds«Le Lac des cygnes», spectacle musical de l’Orchestre de chambre de La Chaux-de-Fonds

ExpositionsAu Super Marché de La Chaux-de-Fonds, l’art est en promotionAu Super Marché de La Chaux-de-Fonds, l’art est en promotion

HandicapDes «talents insoupçonnés» exposés à NeuchâtelDes «talents insoupçonnés» exposés à Neuchâtel

Top