06.08.2015, 14:27

Avalanche au Népal: il n'y a plus d'espoir de retrouver des disparus

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Les victimes seraient toutes de nationalité française.
Par JW/SAS

Nepal Cinq alpinistes, dont un Suisse, ont été secourus ce lundi matin après le passage de l'avalanche sur le Mont Manaslu au Népal. Selon le bilan, il y aurait neuf morts et on compte toujours trois disparus, deux français et un canadien. L'expédition serait une entreprise franco-canado-suisse. Les recherches pour retrouver des disparus ont été interrompues lundi matin.

Les recherches pour retrouver des survivants de l'avalanche meurtrière survenue dimanche au Népal ont été suspendues lundi. Il n'y a "plus d'espoir de retrouver des disparus", a annoncé le vice-président du syndicat français des guides de montagne.

Deux Français et un Canadien sont toujours portés manquants après cette avalanche qui a fait neuf morts. "Les recherches ont été arrêtées pour aujourd'hui et elles pourraient l'être définitivement, selon des informations remontées du camp de base par les guides, car on considère qu'il n'y a plus d'espoir de retrouver les disparus", a déclaré Christian Trommsdorff lors d'un point de presse à Chamonix.

Cinq alpinistes, dont un Suisse, selon France Info, ont été secourus lundi au Népal après une avalanche au mont Manaslu (8156 m). Cette catastrophe a fait au moins neuf tués, dont quatre Français, l'une des pires catastrophes des dernières décennies dans l'Himalaya.

"Nous avons pu secourir cinq" personnes de plus, a indiqué le chef de la police locale, Basanta Bahadur Kunwar, précisant qu'il ne disposait pas d'éléments sur leur nationalité.

Les recherches avaient repris ce lundi matin, il manquait encore huit alpinistes. Deux Français et un Canadien sont toujours portés disparus.

Les victimes faisaient partie d'un groupe d'environ 25 alpinistes sur le point d'atteindre le sommet de ce mont parmi les plus dangereux du monde, lorsque leur camp de base a été frappé par un mur de neige et de glace samedi soir.

"La plupart des personnes ayant trouvé la mort sont françaises", a annoncé le sherpa Ang Tshering, vice-président de l'Association des alpinistes du Népal, après s'être entretenu par téléphone satellitaire avec des membres de l'expédition au camp de base numéro 3 de l'expédition, situé à 7000 mètres d'altitude.

"Parmi les morts figurent en outre un ou deux Espagnols, un Italien, un Népalais et un Allemand", a-t-il précisé.

Selon le syndicat national (français) des guides de montagne, quatre alpinistes français sont morts et trois étaient portés disparus dimanche soir au moment où les opérations de secours ont été interrompues avec la tombée de la nuit. Treize personnes ont été récupérées vivantes, selon la police.

"Il y a sept victimes françaises, dont quatre décédées identifiées d'après des photos et trois disparus, ainsi que deux blessées évacuées par hélicoptère sur Katmandou", a déclaré à l'AFP le vice-président du SNGM, Christian Trommsdorff, qui se référait à des informations provenant du camp de base.

Profession durement touchée

"Ce drame touche durement notre profession, c'est le bilan le plus lourd enregistré depuis l'accident d'avalanche du Kang Guru en 2005 au Népal", souligne dans un communiqué le SNGM. Sept Français et onze accompagnateurs népalais avaient trouvé la mort.

Un cardiologue canadien, dont les proches sont sans nouvelles, pourrait également faire partie des disparus. Alpiniste chevronné, il s'était lancé à l'assaut du Manaslu afin de lever des fonds pour un hôpital au nord de Montréal.

Selon l'un des survivants italiens, un sérac s'est détaché du flanc de la montagne et aurait provoqué, en tombant, une avalanche qui s'est abattue sur le camp de base numéro 3.

A ce moment-là, tous les alpinistes dormaient dans les tentes avec les sherpas et ont été frappés de plein fouet par l'énorme masse de neige et de glace, a déclaré l'alpiniste à l'agence Ansa.

Selon la police, plusieurs membres de l'expédition ont été blessés et demeuraient bloqués au camp de base, les hélicoptères ne pouvant intervenir en raison de la faible visibilité.

Deux alpinistes français ont néanmoins pu être "évacués vers Katmandou", a confirmé une source au ministère français des affaires étrangères. "Il y avait plusieurs groupes faisant l'ascension (du Manaslu), dont deux groupes français", selon la même source qui a refusé de confirmer la mort de ressortissants français.

Attente dans l'angoisse

A Chamonix en Haute-Savoie (alpes françaises), la communauté montagnarde, une nouvelle fois durement frappée, attendait avec angoisse l'identification des victimes, sans grand espoir de retrouver des survivants.

"A cette altitude, les secours sont très compliqués et il faudrait un miracle" pour retrouver les trois alpinistes français toujours portés disparus, a déclaré à l'AFP Eric Favret, président de la compagnie des guides de Chamonix.

"L'émotion est toujours aussi intense! On ne s'habitue jamais, surtout quand on voit la vitesse à laquelle s'enchaînent les événements", a-t-il ajouté, en allusion à l'avalanche du Mont Maudit dans le Mont-Blanc, qui avait tué neuf alpinistes étrangers, le 12 juillet dernier.

Le Népal compte huit des 14 plus hauts sommets du monde (plus de 8000 mètres), dont le plus élevé de tous, l'Everest. L'Himalaya attire chaque année des milliers d'alpinistes, surtout au printemps mais également fin septembre et en octobre, après la mousson.

Le pire accident de montagne qu'ait connu ce pays remonte à 1995, lorsqu'une gigantesque avalanche avait frappé le camp d'un groupe de Japonais dans la région de l'Everest, faisant 42 morts.

 

Les guides de Chamonix endeuillés (images France 3 Alpes)

Interview de Christian Trommsdorf, vice -président du Syndicat national des guides de montagnes par les journalistes de France 3 Alpes:


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