27.12.2010, 15:46

Gbagbo menace d'une guerre civile

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Menacé d'être renversé militairement par ses voisins, le régime de Laurent Gbagbo a mis en garde contre les graves conséquences économiques et humaines d'une telle opération. Selon lui, une opération Armée pourrait mener la Côte d'Ivoire à «la guerre civile».

Le porte-parole du gouvernement de Laurent Gbagbo, Ahoua Don Mello, a eu des mots très durs pour dénoncer la décision «inacceptable» des dirigeants de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao). En sommet vendredi à Abuja, au Nigeria, la Cédéao a menacé de le renverser par la force s'il refuse de partir de lui-même.

Cette décision est un «complot du bloc occidental dirigé par la France», ex-puissance coloniale qui, avec la quasi-totalité du reste du monde, a reconnu la victoire d'Alassane Ouattara à la présidentielle de novembre. Elle va «exciter le patriotisme» des Ivoiriens si elle devait se concrétiser, selon lui.

Ahoua Don Mello, par ailleurs ministre de l'Equipement du gouvernement Gbagbo, a pris bien soin de rappeler que son pays est «une terre d'immigration» où vivent et travaillent des millions d'Ouest-Africains.

Car en dépit d'une décennie de crises politiques, la Côte d'Ivoire, premier producteur mondial de cacao au fort potentiel de réserves pétrolières, reste une puissance économique dans la région. Les crises étaient en partie liées à la notion controversée «d'ivoirité», qui met en avant les Ivoiriens «de souche».

La menace du camp Gbagbo est à peine voilée: intervenez militairement et vous verrez les Ivoiriens se mobiliser pour s'en prendre à tous les étrangers des pays voisins installés sur leur sol. Les dirigeants ouest-africains «savent que s'ils attaquent la Côte d'Ivoire de l'extérieur, ça va se transformer en guerre civile à l'intérieur», a prévenu Don Mello.

De son côté, le camp d'Alassane Ouattara a appelé hier à la grève générale dès aujourd'hui pour obtenir le départ de Gbagbo.

Autre fait d'actualité, l'avion officiel de Laurent Gbagbo a été retenu hier par les autorités françaises sur l'aéroport de Bâle-Mulhouse. Selon le ministère français des Affaires étrangères, cette mesure a été prise en réponse à une demande des «autorités légitimes» de Côte d'Ivoire, soit le camp d'Alassane Ouattara. /ats-afp


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