06.08.2015, 14:41

Inde: augmentation de salaire de 75% après de violentes émeutes chez Maruti

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Le directeur du personnel, après avoir eu les jambes brisées, n'avait pu s'enfuir de l'usine et son corps calciné avait été découvert le lendemain.

Salaires Le plus grand constructeur automobile indien, Maruti Suzuki, a accordé une hausse de salaire de 75%, un record, aux ouvriers d'une usine qui fut le théâtre d'une violente émeute au cours de laquelle le directeur du personnel avait trouvé la mort.

Les salaires et indemnités moyens mensuels des ouvriers de l'usine Maruti de Manesar, dans le nord de l'Inde, seront augmentés de 18'000 roupies (près de 318 francs) au cours des trois prochaines années.

Grâce à cette hausse, le personnel sera l'un des mieux payés du secteur industriel en Inde.
 
Une augmentation des indemnités, notamment de transport, aboutit à une hausse globale "de 75%", a souligné mercredi un porte-parole de Maruti, précisant qu'un ouvrier ayant un contrat à durée indéterminée sera payé aux alentours de 25'000 roupies.
 
"Le pourcentage du coût de la main-d'oeuvre sur les ventes totales va rester le même, de l'ordre de 2,4% à 2,5%. C'est dans notre 'business plan'", a assuré cette source sous le couvert de l'anonymat.
 
Revalorisation des soins de santé
 
Outre cette hausse salariale, les ouvriers vont bénéficier d'autres avantages, tels que des prêts sans intérêt et une revalorisation de leurs soins de Santé pour eux et leur famille, a ajouté ce porte-parole.
 
Septante-cinq pour cent de l'augmentation salariale seront versés à partir d'avril l'an prochain, puis 12,5% pendant les deux années suivantes. Lors des précédentes négociations salariales en 2009, les ouvriers n'avaient obtenu qu'une hausse de 6%.
 
Le 18 juillet, une violente émeute avait éclaté à la suite d'un différend entre un ouvrier et un contremaître. Plusieurs centaines d'ouvriers avaient attaqué des cadres avec des barres de fer, incendié et détruit des équipements.
 
Le directeur du personnel, après avoir eu les jambes brisées, n'avait pu s'enfuir de l'usine et son corps calciné avait été découvert le lendemain. Nonante-six cadres avaient été blessés, dont plusieurs grièvement.
 
Le groupe, détenu à majorité par le japonais Suzuki, avait ensuite annoncé le licenciement d'au moins 500 ouvriers sur les 1500 permanents employés dans l'usine.

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