02.08.2015, 19:44

La tension monte sur fond de «coup d'Etat»

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La situation restait très tendue ce week-end en Albanie, après que trois personnes aient été tuées par balles vendredi lors d'une manifestation à Tirana. Le pouvoir et l'opposition se préparent chacun à manifester massivement cette semaine.

Lors d'une allocution retransmise par tous les médias, le premier ministre Sali Berisha a accusé le chef de l'opposition socialiste Edi Rama, qui est également le maire de Tirana, d'avoir voulu provoquer un «coup d'Etat» lors de la manifestation antigouvernementale de vendredi à Tirana.

Le Parlement, réuni en session extraordinaire hier soir, va discuter de la mise en place d'une commission d'enquête de façon à «examiner toutes les preuves pour dévoiler la vérité du coup d'Etat monté (par Edi Rama), dont le but était de prendre le pouvoir par la force», a déclaré Sali Berisha.

Edi Rama «prendra sur lui tous les coûts et les responsabilités s'il ose toucher de nouveau aux institutions», a mis en garde Sali Berisha. Le premier ministre albanais a également appelé ses partisans à manifester samedi prochain à Tirana.

Lors des funérailles quelques heures plus tôt de deux des trois manifestants tués vendredi, Edi Rama a aussi appelé ses partisans à la mobilisation. Il les a invités à manifester vendredi en début d'après-midi dans la capitale albanaise.

«Il faut venir pour condamner la violence et le crime qui a coûté la vie à trois hommes innocents», a déclaré Edi Rama. La proximité dans le temps de deux manifestations antagonistes paraît présenter des risques sérieux.

Entre-temps, la polémique se développe autour des circonstances qui ont conduit à la mort des trois manifestants, devant le siège du gouvernement. Le Parquet a émis six mandats d'arrêt contre des membres de la Garde républicaine, chargée de la protection des personnalités albanaises.

Un porte-parole du Parquet albanais, Plator Nestori, a toutefois reconnu hier que la police n'avait toujours pas exécuté ces mandats d'arrêt. Selon des sources proches de la police, celle-ci réclame que le Parquet reconnaisse la responsabilité de certains dirigeants de l'opposition dans les incidents, pour n'avoir pas été en mesure de retenir la foule, et pour l'avoir au contraire, selon elles, incitée à la violence.

Sali Berisha a accusé le procureur général, Ina Rama, de s'être rendue «complice» du dirigeant de l'opposition en émettant ces six mandats d'arrêt. «Les militaires de la Garde n'ont en aucun cas violé la loi. Ils ont en revanche tout fait pour protéger les institutions de l'Etat», a déclaré Sali Berisha, résolument offensif.

Les socialistes réclament la démission de Sali Berisha et des élections législatives anticipées. Ils n'ont jamais reconnu sa victoire aux élections de juin 2009, l'accusant de fraudes. L'Albanie traverse depuis une crise politique, avec une participation minimum de l'opposition aux travaux parlementaires. /ats-afp-reuters

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