27.12.2013, 12:33

Liban: Mohammad Chatah, conseiller de l'ex-Premier ministre Hariri, assassiné

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27 déc.: Mohammad Chatah, proche conseiller de l'ex-Premier ministre libanais Saad Hariri hostile au régime syrien, est tué dans un attentat à Beyrouth.

Attentat Un attentat à Beyrouth a provoqué la mort ce vendredi matin, de Mahammad Chatah, conseiller de l'ex-Premier ministre libanais Saad Hariri. Ce dernier accuse le Hezbollah chiite.

Une puissante explosion a secoué vendredi le centre-ville de Beyrouth. Un proche conseiller de l'ex-Premier ministre libanais Saad Hariri qui est le chef de la coalition hostile au régime syrien, a été tué dans cet attentat, ont dit des membres de cette coalition et l'Agence nationale d'information (ANI).

La victime, Mohammad Chatah, se dirigeait vers la maison de Saad Hariri, absent du pays. Le bâtiment devait accueillir à 09h30 (08h30 en Suisse) une réunion de la coalition dite du "14-mars", hostile au régime de Bachar al-Assad et appuyant l'opposition syrienne.

Les télévisions ont montré des images d'une épaisse fumée se dégageant du centre-ville, non loin du siège du Premier ministre libanais. Des images diffusées par une chaîne locale montraient plusieurs voitures en flammes dans les rues et des ambulances étaient sur place pour secourir les blessés. De nombreux débris jonchaient la rue.

L'attentat de vendredi à Beyrouth a fait au moins cinq tués, dont Mohammed Chatah, a indiqué l'Agence nationale d'information (ANI). Plus de 50 personnes ont été blessées.

"Cinq citoyens ont péri et plus de 50 ont été blessés et plus de dix immeubles ont été dévastés" par l'attentat, a indiqué l'agence qui avait rapporté, à l'instar de sources politiques, le décès de M. Chatah, un des ténors de la coalition hostile au régime syrien menée par M. Hariri.

L'explosion, qui a été entendue dans toute la capitale libanaise, a eu lieu à 09h40 (08h40 en Suisse). Les forces de l'ordre ont bloqué l'accès au centre-ville.

Saad Hariri met le Hezbollah en cause

Le chef de la coalition libanaise hostile au régime syrien, Saad Hariri, a mis en cause le Hezbollah chiite allié de Damas dans l'attentat qui a coûté la vie vendredi à son proche conseiller, Mohammad Chatah.

"Pour nous, les accusés sont (...) les mêmes qui se dérobent à la justice internationale (...) et ceux qui propagent l'incendie régional à la nation (libanaise)", a indiqué l'ex-Premier ministre dans un communiqué.

Il fait référence au Hezbollah qui refuse de remettre à la justice internationale cinq de ses membres inculpés dans l'assassinat en 2005 de son père, Rafic Hariri, et dont les combattants luttent contre les rebelles en Syrie aux côtés du régime de Damas.

Le président français François Hollande a de son côté condamné ce qu'il a qualifié de "lâche attentat", écrit l'Elysée dans un communiqué. La présidence précise que M. Hollande "s'est entretenu au téléphone avec le président libanais Sleimane auquel il a réitéré tout son soutien pour préserver la stabilité et la sécurité du Liban."

M. Hollande "appelle toutes les parties à oeuvrer à la préservation de l'unité du pays", conclut le communiqué de l'Elysée. Quelque 900 militaires français sont actuellement présents au Liban, dans le cadre de la Finul (Force intérimaire des Nations unies déployée dans le sud du Liban).

Beyrouth a été frappé par plusieurs attentats depuis l'été, visant notamment des bastions du mouvement chiite Hezbollah.


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