29.12.2018, 08:01

Ça s’est passé en novembre dans l’Arc jurassien

chargement
Ça s’est passé en novembre dans l’Arc jurassien

Rétrospective Le oui de Peseux pour un grand Neuchâtel, la saga de Moutier qui se poursuit, une mallette oubliée sur le Pod, nous revenons sur l’actualité régionale qui a rythmé ce mois de novembre 2018.

L’événement

Le oui de Peseux

Ils ont dit oui! Le 25 novembre, plus de deux ans après l’annulation du premier vote sur la fusion, les habitants de Peseux ont accepté, avec 54,56% des suffrages, le mariage de leur commune avec Neuchâtel, Corcelles-Cormondrèche et Valangin. Le résultat a réjoui les autorités des autres communes, dont les populations avaient déjà accepté la fusion en 2016. Le Conseil d’Etat neuchâtelois a aussi fait part de sa satisfaction.

La naissance du grand Neuchâtel (environ 45’000 habitants) est prévue pour le 1er janvier 2021, à moins que le recours déposé à la chancellerie d’Etat par plusieurs Subiéreux ne change la donne. Les recourants estiment notamment que le scrutin s’est déroulé «dans des conditions inaptes à garantir la sincérité du débat nécessaire au processus démocratique.» La réponse est attendue pour fin janvier.

Les réactions des communes le jour J

Le recours

Et si l’ensemble du Littoral fusionnait?

Les faits divers

La «bombe» était une mallette à outils

Pas de panique, il s’agissait seulement d’une mallette à outils. Un bagage «suspect» a semé le chaos sur le Pod à La Chaux-de-Fonds mercredi 14 novembre entre 17h et 20h. Un large périmètre de sécurité a été mis en place pour qu’une équipe vaudoise de démineur fasse exploser l’objet. Le lendemain matin, la police neuchâteloise annonçait avoir retrouvé son détenteur.

Emballement de la police? «Après l’appel qui nous a alertés à 15h45, nous avons essayé de savoir à qui pouvait bien être cette valise, mais sans réussir à remonter à son propriétaire. Toutefois plutôt que de déplorer l’envergure de l’intervention, soyons heureux qu’il ne se soit rien passé! Par ailleurs, nous avons ainsi eu l’occasion de faire un exercice grandeur nature», répondait l’officier de service, en indiquant encore, «il suffit d’une fois, la fois de trop».

Le fait divers

La police se justifie

Saut en plein centre-ville

Emoi au centre-ville de Neuchâtel, au début du mois. Ce mardi-là, en début d’après-midi, un homme a sauté dans le vide depuis le premier étage du parking du Seyon. Le périmètre a été bouclé par la police et les badauds tenus à distance. Après sa chute, l’individu a été emmené à l’hôpital. Nous apprenions quelques jours plus tard que ses jours n’étaient plus en danger.

«J’y ai cru jusqu’au dernier moment. Je ne pensais pas qu’il allait passer à l’acte… En douze ans d’intervention, je n’ai jamais vécu pareille issue», regrette le responsable du groupe de négociation de la police neuchâteloise sur le terrain ce jour-là. «Tous nos dialogues se sont achevés sur une réussite. C’est la première fois que je vois quelqu’un sauter devant mes yeux.»

Les faits

Le responsable du groupe des négociateurs raconte

La personnalité

«Winnie l’ourson»

Retournement de situation le 5 novembre, à Moutier. La préfète du Jura bernois Stéphanie Niederhauser a invalidé le vote des Prévôtois sur l’appartenance cantonale de leur ville. Les séparatistes devaient-ils dès lors renoncer à leur rêve d’une Moutier jurassienne? Pas si sûr… Un recours a aussitôt été déposé auprès du Tribunal administratif bernois. Quatre jours plus tard, au moins 5000 pro-Jurassiens étaient aussi descendus dans les rues de la ville pour manifester leur mécontentement.

La réélection de l’autonomiste Marcel Winistoerfer (PDC) à la mairie de Moutier deux semaines plus tard a également été analysée comme un nouveau plébiscite pour le transfert de Moutier dans le Jura. Celui que ses aficionados surnomment «Winnie l’ourson» a largement battu le pro-Bernois Patrick Tobler (UDC), avec plus de 60% des voix.

L’invalidation du vote de Moutier

5000 personnes dans les rues de Moutier

La réélection de Marcel Winistoerfer

Vie locale

Le bruit de la nuit

Deux associations a priori antinomiques ont fait parler d’elles au mois de novembre. La première, Alentours place du port, réunit des riverains agacés par le bruit causé par les fêtards sur les quais neuchâtelois. Créée en 2011, elle dormait depuis de plusieurs années, mais s’est réveillée en 2018.

«Ce sont désormais trois établissements qui se font concurrence dans le port en augmentant chacun leur volume (réd: le King du lac, le Bassin bleu et la Marina). Et nous avons l’impression que ça empire», avançait la présidente Carol Chisholm. Une conférence s’était tenue à la fin du mois en présence du président de la Ligue suisse contre le bruit.

A l’autre bout du spectre, l’Association des commerçants de la nuit a vu le jour cette fin d’année. Elle réunit «tous les établissements neuchâtelois ouverts après 22 heures qui veulent bien s’y joindre», expliquait son président, et gérant du Downtown K, Thomas Menant.

«Nous avons un intérêt commun: que la ville continue à bouger.» Une bonne quinzaine d’établissements ont rejoint le mouvement. Symbole de cette alliance, la tenue les 15 et 16 décembre derniers de la seconde Neuchâteloise, soit 24 heures de fête et de musique au centre-ville.

Les voisins

Les établissements


Résumé du jour

Ne ratez plus rien de l'actualité locale !

Abonnez-vous à notre newsletter et recevez chaque soir toutes les infos essentielles de la journée!

Recevez chaque soir les infos essentielles de la journée !

Top