28.02.2019, 11:00

Des biologistes de l’Unine trouvent deux remèdes pour «sauver» le maïs

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Les dégâts annuels s'élèvent aux Etats-Unis à plus de 1 milliard de dollars.

Science Des biologistes de l’Université de Neuchâtel et du Missouri ont trouvé deux moyens naturels de lutte contre un ravageur majeur qui touchent le maïs en Amérique du Nord et en Europe centrale et de l’Est. Leurs résultats sont publiés, ce jeudi, dans la revue «Scientific Reports».

Un petit ver vivant sous terre et une bactérie pour sauver le maïs en Amérique du Nord et en Europe? Ce sont les trouvailles de biologistes de l’Université de Neuchâtel (Unine) et de celle du Missouri pour lutter contre le ravageur No 1 du maïs qui dévaste les cultures en s’attaquant aux racines de la plante.

Selon de récents tests effectués en champ, ces deux «remèdes» sont en effet susceptibles de réduire l’impact de la chrysomèle Diabotrica virgifera virgifera, dont les dégâts se chiffrent entre un et deux milliards de dollars par an aux Etats-Unis. Ce ravageur est également responsable de pertes dans les récoltes en Europe centrale et de l’Est qui s’élèvent à environ 500 millions d’euros par an. Leurs résultats sont publiés, ce jeudi, dans la revue «Scientific Reports».

Trois ans au Missouri

Le travail a été mené par Geffroy Jaffuel, post-doctorant au Laboratoire de recherche fondamentale et appliquée en écologie chimique à l’Unine, en collaboration avec les groupes de Christoph Keel à l’Université de Lausanne et de Monika Maurhofer à l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich. Accompagné de ses collègues, le chercheur de l’Unine a effectué des essais en plein champ pendant trois ans dans le Missouri, région où le ravageur est particulièrement présent.

Ils ont testé sur place deux organismes bénéfiques vivant dans le sol susceptibles de neutraliser les larves de la chrysomèle indésirable. Il s’agit de nématodes tueurs d’insectes et de bactéries utiles pour la plante. Les premiers sont de petites vers qui infectent les larves ravageuses. Les seconds sont constitués de bactéries qui possèdent des propriétés insecticides contre les larves ainsi que pour leur effet bénéfique sur la physiologie des plantes.

Cette recherche faisait partie du Programme national de recherche PNR 68 «Utilisation durable de la ressource sol» su Fonds national suisse. Depuis plusieurs années, l’équipe de Ted Turlings, directeur du laboratoire neuchâtelois, explore les moyens naturels de lutte contre ce ravageur. Avec succès.

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