19.06.2019, 10:45

Grand adepte du débat, Jacques de Montmollin a quitté la scène

chargement
Jacques De Montmollin a été président de la commune de Lignières pendant 7 ans, jusqu’en 2011.

Carnet noir Un grand acteur culturel et politique du canton de Neuchâtel a quitté la scène. Jacques de Montmollin, cofondateur du Centre culturel neuchâtelois et infatigable animateur de la Bulle, est décédé. Il aurait eu 80 ans à l’automne.

Quel terme qualifie-t-il le mieux Jacques de Montmollin? Bâtisseur, agitateur, jeteur de ponts? Tout ça à la fois. L’homme était généreux, croyait aux vertus du dialogue et des échanges, entre artistes, créateurs, classe politique et grand public.

Il croyait aussi à l’engagement au service de la collectivité. Il a payé de sa personne, jusqu’à l’usure. Il est décédé en début de semaine, à 79 ans, après presque un demi-siècle sur le devant de la scène.

«Faut s’parler»

Le nom de Jacques de Montmollin restera indissociable de la Bulle et de son slogan: «Faut s’parler». C’est en 1982 que ce lettré passionné de théâtre, fils d’un médecin directeur de l’hôpital psychiatrique de Perreux, lance la Bulle.

C’était avant internet et les réseaux sociaux, il lui semble alors essentiel de mettre en lien la population et celles et ceux qui assument les responsabilités politiques, économiques, culturelles ou sociales. L’aventure, unique, dure 26 ans.

Débat citoyen

Pendant plus d’un quart de siècle, il pose son forum nomade partout où on l’accueille. D’abord sur sol neuchâtelois, puis toujours plus loin, jusqu’au Tessin ou en France voisine. Malgré des succès parfois relatifs ou des coups durs (en 2003, la Bulle part en fumée), il insiste. Avec, partout, le même credo: servir de relais. Jacques de Montmollin met en scène les acteurs de la vie locale et régionale jusque dans les campagnes, là où le débat citoyen ne va habituellement pas.

La scène, son univers. Celle du théâtre. En 1968, il est de ceux qui fondent le Centre culturel neuchâtelois. Il y œuvre jusqu’en 1981. Parallèlement, ce libéral dans l’âme – «à l’époque, on m’imaginait plutôt de gauche», s’amusait-il il y a quelques années à dire – entre dans l’arène politique.

Conseil général à Neuchâtel, il monte au Château en 1981, comme député. Il y effectue cinq législatures. Et boucle la boucle comme président de la commune de Lignières pendant 7 ans, jusqu’en 2011. Au service de la collectivité, toujours…


Résumé du jour

Ne ratez plus rien de l'actualité locale !

Abonnez-vous à notre newsletter et recevez chaque soir toutes les infos essentielles de la journée!

Recevez chaque soir les infos essentielles de la journée !

Top