12.02.2019, 16:55

Biquette mordue par des chiens à La Chaux-de-Fonds

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La biquette venait quotidiennement finir les restes des graines que les oiseaux laissaient à terre, puis elle a été mordue par des chiens. Depuis deux jours, elle ne donne plus signe de vie.

Morsures Début février, une biquette souffrait de plaies importantes à l’arrière-train après avoir subi des morsures de chiens, à La Chaux-de-Fonds. Depuis deux jours, on est sans nouvelle de la chevrette. Dans ces conditions hivernales, blessée, elle a pu succomber à ses blessures.

Passionnée par la faune et la flore, Patricia Huguenin vit près de l’hôtel Les Endroits à La Chaux-de-Fonds. «Dans un paradis! Des oiseaux viennent s’y alimenter de graines. Une chevrette venait quotidiennement manger celles qui tombaient au sol.»

Mais depuis deux jours, la biquette ne donne aucun signe de vie. «Elle n’a sans doute pas survécu aux morsures de chiens, dont elle a été victime au début du mois», déplore Yasmine Ponnampalam, gardienne cheffe au Bois du Petit-Château qui connaît le cas. «Les pattes prisonnières de la neige, les bêtes parviennent mal à s’échapper en cas d’attaque. Et alors, blessées, elles survivent difficilement dans les conditions hivernales actuelles.»

Graves plaies à l’arrière-train

Le 2 février, c’est en colère que Patricia Huguenin a constaté les graves plaies à l’arrière-train de sa bichette chérie, lorsque celle-ci s’est approchée de la maison en boitant. «J’étais d’autant plus énervée que je demande constamment aux gens qui se baladent sur notre chemin privé en pleine forêt, de tenir leur toutou en laisse à cause des chevreuils.»

Elle a su par ailleurs que des canins ont aussi été vus aux trousses de cervidés au Val-de-Ruz. «Quant à moi, j’en ai observé certains à minuit qui rôdaient seuls dans des couloirs à chamois.»

Le détenteur doit pouvoir contrôler son chien

Que dit la loi? Les médors «doivent être tenus en laisse du 15 avril au 30 juin», répond Alexandre Lassagne, stagiaire au Service cantonal de la faune, des forêts et de la nature. «Car à cette période, les femelles mettent bas. Le reste de l’année, le maître doit pouvoir rappeler le chien à ses côtés, dans n’importe quelle situation.»

Que risque-t-on sinon? «La police peut intercepter un chien errant et l’amener dans un refuge», rappelle Pierre-François Gobat, vétérinaire cantonal. «Puis on décide avec son détenteur s’il faut le tenir en laisse en permanence et même si une muselière est nécessaire.»

Dénonciation possible

Un propriétaire ayant du mal à faire revenir son canidé vers lui est également susceptible d’être l’objet d’une dénonciation. «Il sera ensuite passible d’une amende.» 

A ce stade, Pierre-François Gobat spécifie que «si les forces de l’ordre ou un vétérinaire constatent qu’un chien a mordu d’autres animaux, leur tâche est de nous le communiquer, ce qui nous permet d’agir auprès de son maître.»


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