02.08.2015, 18:56

Mort annoncée

chargement

Contrairement à ce que certains pensent, il n'est pas toujours agréable d'avoir raison. La faillite de Young Sprinters était prévisible, inéluctable. Il n'était pas besoin d'être grand clerc pour le deviner. L'issue finale, tombée hier, n'en est pas pour le moins triste, désolante et déchirante. Surtout pour les bénévoles et les actionnaires qui ont investi du temps, de l'argent et de l'énergie dans ce club. La situation est aussi dramatique pour les joueurs, leur entraîneur et le staff. Ces personnes sont les principales victimes de cette faillite. Les responsables de cette débâcle leur sont redevables de tous leurs déboires.

Qui sont ces responsables? D'abord, les actuels dirigeants. Leur entêtement, leurs erreurs de gestion et leur manque de clairvoyance ont précipité la chute de leur club. Une mort annoncée depuis belle lurette. Ils ont eu le grand tort de vouloir retarder trop longtemps l'échéance.

La promotion - artificielle! - en LNB, voici deux ans, fut la première erreur. Et les anciens pontes de la Ligue peuvent se mordre les doigts de l'avoir acceptée. Les dirigeants neuchâtelois de l'époque - Mario Castioni et Pierre-Alain Schenevey, en premier lieu - ont rendu un très mauvais service à Young Sprinters en lui permettant de retrouver la LNB artificiellement. Les dettes de l'époque plombaient déjà trop les «orange et noir».

Le public neuchâtelois amateur de hockey n'a donc plus que les yeux pour pleurer, le HCC et Université pour se consoler. Le prestigieux passé de Young Sprinters n'y changera rien. Il a rejoint Forward Morges, Herisau, Martigny, Arosa, Lucerne et Coire dans la liste des clubs déchus et disparus. Très mauvaise fin!


Résumé du jour

Ne ratez plus rien de l'actualité locale !

Abonnez-vous à notre newsletter et recevez chaque soir toutes les infos essentielles de la journée!

Recevez chaque soir les infos essentielles de la journée !

Top