20.12.2018, 16:11

Remboursement de l'avortement médical: des élues se mobilisent après le témoignage d'une Neuchâteloise

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Alors que certaines assurances maladie remboursent l'entier des frais liés aux interruptions de grossesse non punissables après la 14e semaine, d'autres ne le font pas.

Assurances maladie Le témoignage, paru sur «ArcInfo», d’une Neuchâteloise qui a perdu son bébé et n’a pas été entièrement remboursée par son assurance a touché la conseillère nationale fribourgeoise Valérie Piller Carrard. Elle a déposé une interpellation au Conseil fédéral. D’autres parlementaires s’apprêtent à faire de même.

Notre article rapportant le témoignage de Julie*, une Neuchâteloise forcée d’interrompre sa grossesse et que son assurance maladie a refusé de rembourser entièrement, a suscité de nombreuses réactions de lecteurs et surtout de lectrices.

Parmi celles-ci, la conseillère nationale fribourgeoise Valérie Piller Carrard (photo SP). Elle a déposé le 13 décembre une interpellation parlementaire. Un texte intitulé «Participation aux coûts en cas de maternité: la réglementation toujours pas respectée par les assureurs?», dans lequel elle cite «ArcInfo».

A lire aussi : Une Neuchâteloise perd son bébé en cours de grossesse, son assurance ne paie pas entièrement

«Les directives sont claires»

Pour la socialiste, également présidente de Pro Familia Suisse, la loi est claire: les femmes dans le cas de Julie, qui doivent subir une interruption de grossesse non punissable après la 13e semaine, ne devraient rien avoir à payer.

Ni franchise, ni participation aux frais. «Les directives transmises en mars 2018 par l’Office fédéral de la santé publique sont claires. J’ai du mal à concevoir comment certaines assurances peuvent les comprendre autrement», nous indique l’élue.

Valérie Piller Carrard affirme ne pas connaître d’autres femmes dans le cas de Julie. Elle précise que le Conseil fédéral devrait répondre à son interpellation «avant la session parlementaire de mars prochain, sans doute à fin février».

*Prénom fictif.

Deux autres interpellations

Après la publication de notre article, Julie et son mari ont contacté des élus, pour tenter de faire bouger les choses. La conseillère aux Etats genevoise Liliane Maury Pasquier (PS) a répondu. Le 11 décembre, elle a déposé une interpellation sur le sujet. Son texte recevra une réponse écrite du Conseil fédéral avant la sesion parlementaire de printemps.

Une autre élue socialiste, la conseillère nationale vaudoise Rebecca Ruiz (PS), déposera elle aussi une interpellation parlementaire. Elle conseille aux personnes dans la même situation que Julie de s’adresser à la Fédération suisse des patients.

En savoir plus : Le site de la Fédération suisse des patients


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