22.12.2018, 08:02

Une classe du collège des Coteaux à Peseux a participé à notre concours de contes de Noël

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La classe de 9ème niveau 2 (FRA9A2) du Centre de la Côte en visite chez ArcInfo

Contes de Noël La classe de 9e niveau 2 (FRA9A2) du Centre de la Côte à Peseux a récemment pris part à notre concours de contes de Noël. Nous les avons accueillis, ce jeudi, dans nos locaux de Neuchâtel afin de leur faire visiter les coulisses du journal.

Ce ne sont pas moins de 27 élèves du collège des Coteaux à Peseux qui ont pris part à notre récent concours de contes de Noël. La classe de 9e niveau 2 (FRA9A2) pour être plus précis.

Afin de les remercier pour leur excellent travail rédactionnel, nous avons choisi de publier leurs contes in extenso ci-dessous, et de les inviter à découvrir la rédaction d’«ArcInfo».

Sauve Noël !

Marie était allée chercher le couteau dans la cuisine, mais ce n’était pas pour couper la bûche. Tout avait commencé il y a près d’un mois. En effet, ce jour-là, elle avait fait un rêve étrange. Dans ce rêve, le 25 décembre, les gens du village de Peseux n’avaient pas reçu de cadeaux. Il n’y avait pas de décorations, pas de neige, et les gens étaient tous occupés par leur travail. Soudain dans son rêve et un Elf d’argent lui disait:
-    Quand les énigmes du village tu trouveras, le Noël reviendra.

A ces mots l’Elf disparut dans une traînée de paillettes de couleur noisette et Marie se réveilla en sursaut. Sans avoir déjeuné, la jeune fille prit ses affaires en un éclair et partit au collège du Manège. Dans le car, elle salua Richard son ami. Il était toujours en retard alors que Marie prenait le car d’avant par la peur de ne pas arriver à l’heure. Marie, qui était sûre que son rêve était un présage, le raconta à plein de camarades mais personnes ne la crut.

Après une longue journée d’école, elle rentra chez elle. Fatiguée, elle bondit sur son lit en pensant à l’Elf étrange qu’elle vu et à sa phrase un peu bizarre. Elle eut une idée:
-    Tiens et si… elle s’arrêta une seconde pour prendre un papier, un crayon et écrit sur celui-ci : « Je trouverai ces énigmes et je sauverai l’esprit de Noël ! »

Elle ne supportait pas l’idée de passer un Noël sans neige, sans le grand sapin de Peseux tout décoré avec des lumières multicolores, sans sentir le parfum du pain d’épice. Marie voulait ressentir l’esprit de Noël comme chaque année. Mais, après son rêve, rien de tout cela n’aurait lieu. En plus, l’année précédente avait été le dernier Noël qu’elle avait vécu avec ses parents car ils étaient décédés peu après. Depuis elle vivait avec sa tante. 

Deux semaines plus tard, Noël approchait à grands pas et Marie s’inquiétait de plus en plus. C’était le 15 décembre et Peseux n’était toujours pas décoré… Elle décida qu’il était temps d’agir pour trouver ces énigmes. Elle alla chercher un couteau dans la cuisine, une corde dans le cagibi et une lampe torche pour s’en servir en cas de danger ou de problème. Elle préférait enquêter le soir pour être plus discrète. Pendant que sa tante faisait des heures supplémentaires, à 21:30, elle décida de partir.

Elle sortit de sa maison dans les hauts de Peseux sans vraiment savoir où se diriger. Elle descendit jusqu’au centre du village et vit le Temple avec son clocher, le grand sapin et la boulangerie mais elle était très déçue car il n’y avait aucune décoration. Elle fixait le clocher quand l’idée de monter tout en haut pour essayer de trouver un indice lui vint à l’esprit. Sans attendre elle franchit la porte du temple et là elle vit toute la splendeur de sa majestueuse beauté. Mais sans perdre du temps, elle se dirigea vers les escaliers qui montent tout en haut du clocher. Une fois arrivée près de celui-ci, elle se pencha par la fenêtre pour essayer de trouver un indice mais elle ne vit que le trafic en contrebas dans la rue principale. Puis, en passant d’une fenêtre à l’autre, elle aperçut des petits points sur le clocher. La grosse cloche tremblait et un code se formait. Il vit apparaître le mot « TUNNEL ». Marie se rappela du tunnel de Peseux qu’elle empruntait pour aller au collège des Guches lorsqu’elle était petite. Soudain elle vit le pasteur du Temple monter les escaliers à son tour. Affolée, elle se rappela qu’elle avait pris une corde et sans attendre elle l’accrocha en haut du clocher, la passa par la fenêtre, s’y accrocha et descendit rapidement le long de la façade pour ne pas se faire attraper. Une fois en bas elle se trouva devant le tunnel et y entra. Tout d’abord elle ne vit rien de spécial mais soudain quand elle regarda les pavés et en aperçut un qui ressortait légèrement du sol. Avec le couteau elle le souleva un peu et…un passage secret s’ouvrit ! Elle suivit un long chemin illuminé par la lampe torche et elle trouva un petit coffre sur lequel était en lettres d’or : « à n’ouvrir que le 24 décembre ». 

Elle l’emporta chez elle en secret et attendit avec espoir et angoisse à la fois le jour « J ». Alors, munie de son couteau qui ne la quittait plus elle l’ouvrit. Et là, l’esprit de Noël en sortit. Il illumina le village de Peseux, ses habitants, et remplit son cœur de tendresse et de joie.

Personne ne le sut vraiment mais un Elf et une petite fille du nom de Marie avaient sauvé Noël !

Le plus beau des cadeaux !

Marie était allée chercher un couteau dans la cuisine, mais ce n’était pas pour couper la bûche.

Elle traversa le garde-manger de l’orphelinat pour éviter la sortie de Noël qu’elle détestait tant et se faufila dans un coin sombre du corridor. Cinq minutes plus tard, tout en vérifiant que la totalité de l’orphelinat soit dehors, elle sortit de sa cachette. Les guirlandes de Noël qui font briller l’orphelinat pour célébrer Noël, des anges en papier, les enfants que les adultes font chanter à l’unisson… Elle détestait cette fête depuis le jour où ses parents étaient morts pendant « les fêtes ». Sa mère était morte d’un cancer et son père, alcoolique, n’avait     plus eu la force de s’occuper de sa fille et avait décidé de s’en aller. En pensant à ces souvenirs, elle eut un frisson sous sa robe. Elle entendit le parquet grincer et vit une ombre monter les escaliers.

Elle la suivit tout en oubliant que la directrice Eva détestait les enfants et avait placé des pièges dans les pièces où il était interdit d’aller. Elle ouvrit la porte d’une chambre pour s’y enfermer et, là, un seau de piège à souris lui tomba sur la tête. Terrorisée, elle alla à l’infirmerie et tomba sur Théo, un de ses meilleurs amis, qui lui n’aimait pas non plus la sortie de Noël.

-    Que se passe-t-il ? Demanda Théo.
-    Paniquée, j’ai oublié les pièges d’Eva, répliqua Marie.
-    Pourquoi es-tu paniquée ?
-    Car j’ai vu une ombre monter dans les escaliers !
-    Arrêtons de blablater, je vais t’enlever les pièges à souris.
Il chercha des pansements et lui demanda :
-    Mais au fait, pourquoi as-tu un couteau dans la main ? 
Ah ça, je le prends quand je suis toute seule juste au cas où. Mais maintenant, allons à la recherche de cette ombre ! Cria-t-elle d’excitation.
Ils sortirent de l’infirmerie et crurent voir l’ombre aller dans une chambre.
-    Viens, on y va, chuchota-t-elle.
Ils entendirent des bruits dans une pièce, puis plus rien. Des pas résonnèrent et la porte s’ouvrit ; l’ombre passa devant eux, heureusement sans les voir. Ils la suivirent à pas de loup et l’ombre monta au grenier, une des pièces interdites. La fenêtre était entre-ouverte. L’ombre s’élança dans le vide.
-    On y va ! S’écria Marie .
Marie sauta sans hésiter.
Théo, lui, hésita. Il prit une lampe de poche puis sauta à son tour mais il se tordit la cheville sur le manteau neigeux qui recouvrait le sol.
-    AÏE ! cria-t-il, vas-y sans moi !
Il lança la lampe de poche à Marie.
L’ombre se retourna et vit la fille ; elle commença à courir et Marie se lança à ses trousses.
Au coin de l’orphelinat, il y avait une plaque de verglas, Marie ne la vit pas.
-    AÏE ! Cria-t-elle ; elle glissa sur le sol gelé.
L’ombre put prendre de l’avance sur la fille pour aller dans le village.
-    Non, elle va m’échapper ! Pensa Marie.
Elle se releva, reprit ses esprits et se remit à sa poursuite à vive allure, bien décidée à la rattraper. Par chance Marie connaissait bien le village mais l’ombre n’avait pas dit son dernier mot. Une partie de cache-cache commença. L’ombre n’était pas dans le sapin décoré jusqu’au ciel, non plus dans les maisons de pain d’épice…  
Tout à coup Marie vit l’ombre réapparaître au coin de la rue mais cette allée était un cul-de-sac.
Lorsqu’elles se retrouvèrent face à face, Marie sortit le couteau et cria :
-    Qui êtes-vous et que faisiez-vous dans cet orphelinat ?
-    Ho Ho Ho tu m’as eu, je suis le père noël.
-    C’est ça, il n’existe pas !
-    Si, je sais même ce que tu avais demandé il y a deux ans.
-    Ah oui, alors je voulais quoi ?
Il lui chuchota quelques mots à l’oreille. Elle eut l’air surprise.
-    Alors vous existez vraiment ! Cria-t-elle de joie.
-    Mais oui, je te l’ai dit ; alors, que veux-tu pour Noël cette année ?
-    J’aimerais que vous m’offriez le plus beau cadeau du monde, mais je ne pense pas que vous le puissiez. 
-    Je peux tout ! Dis-moi…
-    De la chaleur, de l’amour, de l’affection : des parents adoptifs !
-    Si tu es sage ton vœu sera exaucé l’année prochaine. Laisse-nous un peu de temps.
Marie lui sourit pleine d’espoir. Elle saurait attendre.
Un an plus tard, Marie se réjouissait de Noël.
-    Maman, papa, je peux ouvrir les cadeaux que le père Noël m’a apportés ?
-    Bien sûr chérie, répondit Christine sa nouvelle maman.
Elle sourit, regarda par la fenêtre et vit un petit traîneau s’envoler dans un tintement de clochettes.
-    A table ! S’exclama Hubert, son nouveau papa.

Marie alla chercher un couteau à la cuisine, mais cette fois-ci c’était pour couper la bûche.

Le coup fatal

Marie était allée chercher un couteau dans la cuisine mais ce n’était pas pour couper la bûche.

Tout avait commencé dix jours avant Noël. Le stress montait peu à peu. Son mari coupait du bois dans la forêt de Montmollin « enfin c’est ce qu’elle pensait ». Marie, elle, préparait les petits biscuits de Noël dans la cuisine, quand elle entendit toquer à la porte. C’était deux agents de la police neuchâteloise qui lui annoncèrent que la voiture de son mari avait été retrouvée dans un ravin à la sortie de la ville. Elle attrapa son manteau, ses bottes et les deux agents de police l’accompagnèrent jusqu’à l’hôpital. Arrivée à destination, elle trouva que le hall d’entrée était glauque ; les décorations n’étaient pas encore présentes mais une chose lui fit penser que Noël était proche : un petit lutin a longue barbe qui était placé dans la buvette au-dessus d’un vieux monsieur grattant une carte BINGO de la Loterie Romande.

Elle prit l’ascenseur, se rendit au premier étage dans la chambre où se trouvait son mari. Dès qu’elle le vit, elle fut soulagée car elle constat qu’il n’avait qu’une jambe cassée.  
             - Bonjour, c’est vous l’infirmière ? Dit-il, dès qu’elle entra.
             - Mais enfin John, c’est moi, ta femme ! Répondit-elle interloquée. 
             -J’ai une femme ?….

Elle se rendit vite compte qu’il ne la reconnaissait plus. Sa tête avait sûrement dû heurter quelque chose durant l’accident.

Le lendemain, ils descendirent boire un café à la cafétéria de l’hôpital et découvrirent tout impressionnés, à l’entrée, un énorme sapin qui était orné de mille et une guirlandes lumineuses, de boules de Noël, de pains d’épice, d’oranges et de bâtons de cannelle. Ils aperçurent à travers les carreaux de la cafétéria que quelque chose de magnifique s’était produit durant la nuit : de la neige ! Oui, en effet, de la neige ! Partout ! Par terre, sur les toits et sur les voitures.  C’était magnifique !  Elle sentait enfin la magie de Noël. Après avoir fini de boire son café, elle raccompagna son mari jusqu’à sa chambre d’hôpital et repartit chez elle pleine d’espoir.    

La semaine qui suivit, Marie s’affaira dans toute la maison pour faire revivre ce sentiment de joie qu’elle avait ressenti en voyant toutes les décorations de l’hôpital. Elle prépara tous les biscuits préférés de son mari. Oh que ça sentait bon dans cette cuisine ! Et décora tout son intérieur comme les années précédentes. Elle espérait, au fond d’elle-même, qu’il retrouverait peu à peu la mémoire.

Le matin de Noël, il put enfin rentrer chez lui et, en arrivant à la maison,  il s’installa dans son fauteuil en cuir brun. Il admira toutes les décorations que sa femme avait soigneusement mises un peu partout dans la maison. 
          – C’est magnifique chérie ! Dit-il les yeux brillants de joie.
         - Oh mon Dieu ! John, tu as retrouvé la mémoire ! S’exclama-t-elle avec soulagement.

La journée déroula normalement jusqu’au moment où les invités arrivèrent pour passer le Noël avec eux. Ils montèrent à l’étage, s’installèrent dans le salon et commencèrent à prendre l’apéro. Sur la table se trouvaient des petits amuse-bouche : des croissants au jambon, des rouleaux au saumon, des terrines, des crevettes et plein d’autres petites choses. Après avoir fini l’apéro, discuté de tout et de rien, les invités finirent par descendre pour passer à table. John resta pour contempler émerveillé le grand sapin vert décoré de mille bougies jusqu’au moment où sa femme l’appela pour venir couper la dinde. Lorsqu’il arriva, il vit une splendide table sur laquelle se trouvaient plein de belles choses à manger. La dinde trônait sur un plat de porcelaine entourée de haricots et d’une dizaine de salades différentes, du vin rouge, du blanc, du champagne, du sirop, de l’eau et en plus ses chocolats préférés :  les truffes de chez Walder! Pour le dessert il y avait des gâteaux, de la salade de fruits, du thé, du café, sans oublier les petits biscuits qu’elle avait préparés. Marie avait vraiment  pensé à tout.

Elle alla chercher un couteau dans la cuisine et le lui tendit pour couper la dinde… mais elle vit soudain dans son regard une détresse absolue : il ne savait pas quoi faire de ce grand couteau. 

Elle se rendit compte alors que le coup qu’il avait reçu à la tête, avait occasionné plus de dégâts qu’elle ne l’avait pensé… Mais ce fut quand même un Noël inoubliable qui donna de l’espoir à tout le monde. 

Le Cambrioleur Rouge

Marie était allée chercher un couteau dans la cuisine, mais ce n’était pas pour couper la bûche…Elle avait entendu un bruit suspect…Elle s’approcha de la fenêtre, mais rien…C’était la nuit noire. Le sol était recouvert de blanc et était parsemé de traces. Celles-ci ressemblaient étrangement à celles des lutins des contes qu’on lui racontait quand elle était petite. Cela lui rappelait son enfance.

Elle fit demi-tour et s’approcha de la porte de la cuisine, le parquet grinça. Ses mains étaient moites, elle avait peur, le couteau dans sa main droite, la poignée de la porte dans la main gauche elle ouvrit la porte, son couteau pointé vers le plafond dans la pénombre. Elle alluma la lumière d’un geste brusque, rien…En s’avançant le long du couloir, elle bifurqua à droite et s‘approcha de sa chambre et vit que la porte était entrouverte, elle s‘y faufila en tremblant de tout son corps.
-    Qui est là ? Questionna-t-elle.

Aucune réponse. Elle alluma la lumière et elle ne vit rien de suspect. Elle inspecta l’intérieur de son armoire : rien…Elle regarda sous son lit à baldaquin, toujours rien. Elle vérifia si elle avait toujours ses bijoux et c’était le cas. Elle sortit de sa chambre et se demanda si elle n’était pas folle. Et puis, lorsqu’elle voulut retourner à la cuisine, elle entendit un gros ‘’bang’’. Marie serra son couteau plus fort que jamais et se dit :
-    Si je ne veux pas me faire cambrioler, je dois trouver la cause de ce boucan.

Elle continua à avancer vers la salle de bain, toujours son couteau à la main, elle ouvrit la porte de la salle de bain, elle demanda à nouveau :
-    Qui est là ?

Aucune réponse… Elle tendit sa main tremblante vers l’interrupteur. La pièce s’illumina, aucune trace de cambrioleur. Elle s’approcha du lavabo et l’actionna. Elle prit de l’eau dans ses mains et se rafraîchit le visage, l’eau perlait sur ses joues. Elle releva sa tête regarda dans le miroir et vit une ombre derrière le rideau de douche. D’un pas tremblant, elle s’avança vers celui-ci et l’écarta d’un geste brusque, en brandissant son couteau des deux mains…Elle vit son peignoir à petit cœur rose. Elle poussa un cri de soulagement. Mais son plaisir s’arrêta net lorsqu’elle entendit un nouveau bruit…Il ressemblait à un froissement de papier. Un frisson lui traversa tout le corps. Elle se décida à quitter la salle de bain.

Une fois de retour dans le couloir. Elle avait mal au ventre, elle voulait que cela cesse. Cette atmosphère pesante la fatiguait de plus en plus. Il lui restait plus que deux pièces à vérifier : la cave et le salon…En prenant son courage à deux mains elle se dirigea vers la porte de la cave. Marie colla son oreille contre la porte. Elle entendit des bruits étranges…Comme des enfants qui couraient. Quand elle frôla la poignée de la porte un courant électrique lui traversa le corps. La gorge serrée elle avala avec peine. Avec précaution elle rapprocha à nouveau sa main et saisit la poignée d’un geste incertain. En s’ouvrant, la porte grinça. Un léger rayon de lune traversa la pièce et des rats se réfugiaient sous des cartons, dans sacs en plastique et dans d’autres cachettes improbables. L’air était humide. Marie légèrement soulagée referma la porte. Celle-ci grinça à nouveau.

Soudain Marie sursauta à nouveau un nouveau bruit…Maintenant elle était persuadée que le cambrioleur était dans le salon. Marie monta les escaliers. La porte était entrouverte elle s’y faufila. Et cria à nouveau :

-    Qui est là ? Demanda Marie déterminée.

Soudain la guirlande s’alluma.
-    Joyeux Noël ! Dit timidement le cambrioleur. 
-    Mais qui êtes-vous ? Demanda Marie.
-    Posez ce couteau et je vous raconte tout ! Suggéra l’inconnu.

Marie posa doucement le couteau, rassurée d’avoir trouvé le fautif de tout ce boucan.
-    Asseyiez-vous et calmez-vous. Dit sereinement l’homme en rouge. 

Marie s’assit.
-    En fait je suis le père Noël !
-    Quoi !!!! Mais je…vous êtes. Balbutia Marie.
-    Oui j’étais venu apporter les cadeaux et il m’est arrivé quelques problèmes : tout d’abord je me suis coincé dans la cheminée donc je commençais à appeler à l’aide et j’ai entendu un lointain « Qui est là… » et là je me suis tu. Quelques secondes après je me suis décoincé et je ne suis pas arrivé en douceur sur le sol…Et puis j’ai sorti les cadeaux. Et d’ailleurs voilà le tien ! 
-    Merci ! Dit Marie en rougissant. 
-    Joyeux Noël ! Dit l’homme en rouge.

Marie et le bonhomme de neige

Marie était allée chercher un couteau dans la cuisine mais ce n’était pas pour couper la bûche. De toute façon elle n’avait pas encore acheté de bûche, même si c’était le 24 décembre, donc il ne lui restait pas beaucoup de temps car la bûche il la faut pour le 25.

Marie alla chercher une carotte dans son frigo pendant que ses enfants faisaient un bonhomme de neige dans le grand jardin de la maison. Elle l’éplucha avec le couteau pour faire le nez du bonhomme de neige de ses enfants qu’elle alla rejoindre dans le jardin. Quand Marie déposa la carotte sur le visage ovale du bonhomme de neige, il prit vie. Surpris, Marie et ses enfants crièrent de peur et allèrent se réfugier dans la cave. Quinze minutes plus tard le bonhomme de neige avait déjà fait trois tours du jardin et il avait aussi observé les voitures haut de gamme parquées le long de la rue. Apparemment le bonhomme de neige n’en voyait pas souvent car il avait l’air émerveillé.

Peu après le bonhomme de neige rentra dans la maison. La famille, qui l’avait entendu ouvrir la porte, tremblait de peur. Au départ ils voulaient rester cacher dans la cave mais, lorsqu’ils entendirent ses pas sourds dans l’escalier, ils prirent leur courage à deux mains et ils montèrent à l’étage munis des objets qui leur tombèrent sous la main : un balai, un fouet et une spatule. Une fois en haut de l’escalier, ils s’aperçurent que le bonhomme avait disparu ! Pourtant ils n’avaient pas rêvé ! Marie le chercha pendant au moins une heure. Elle alla dans la cuisine mais il n’était pas là, elle fouilla aussi les toilettes, la chambre, le salon et même le grenier, pourtant fermé à clef. Aucune trace !

Marie décida de laisser tomber et alla faire des spaghettis pour le dîner. Ensuite, après le repas, elle dit à ses enfants :
-    Allez les enfants il faut que vous alliez vous reposer un peu si ce soir vous voulez regarder des films de Noël.
-    Mais maman…Dit Augustin le fils de Marie.
-    Pas de discussion ! Allez faire une sieste sinon ce soir vous vous couchez à 20 heures.
-    Mais …se plaignit Françoise la sœur cadette d’Augustin. 

A contrecœur les enfants allèrent faire une sieste. Un peu plus tard dans la journée Marie décida d’aller faire des courses pour se changer les idées et acheter la bûche. Quand ils rentrèrent dans le super marché la famille ne savait pas que le bonhomme de neige y était aussi.

C’est la fille de Marie qui s’appelait Françoise, qui était vêtue d’un pull avec un motif de renne et d’une jupe verte, qui le vit en premier. Elle s’écria :
-    Maman, c’est notre bonhomme de neige !
-    Oui, c’est vrai, mais je ne comprends toujours pas ! Comment un bonhomme de neige peut-il prendre vie ? Se demanda Marie.

C’est Augustin, le frère aîné de Françoise et le fils de Marie qui répondit en premier :
– Si on croit au Père Noël, on peut bien croire à un bonhomme de neige vivant ! Bon qu’est-ce qu’on attend : allons le rattraper. J’ai plein de questions à lui poser moi ! Est-ce qu’il connaît d’autres bonhommes de neige vivants ? Pourquoi il est devenu vivant ? Comment il s’appelle ? Quel âge il a ? Où il vit ?

Pendant un instant Marie se rappela de son enfance quand elle croyait encore au père noël. Bien entendu maintenant elle n’y croyait plus car elle savait que c’était juste une légende que l’on raconte aux enfants.  Pourtant, elle était bien obligée d’admettre que le bonhomme de neige était bel et bien vivant car il parlait et il se déplaçait telle un être vivant tout à fait normal ! D’ailleurs Françoise et Augustin venaient d’aller le rejoindre pour lui poser pleins de questions. Marie l’observa : elle trouvait qu’il avait l’air plutôt gentil avec son chapeau noir, ses trois boutons, ses cailloux comme yeux et bien entendu sa carotte pour faire office de nez. Puis, tout à coup un détail la glaça : les cailloux qui faisaient office d’yeux étaient devenus vivants à leur tour : de vrais yeux regardaient ses enfants, et ce regard ne pouvait appartenir qu’à une seule personne qu’elle connaissait très bien : Marc, comment se faisait-il que Marc était là ? Marc, son mari qui avait disparu lors d’un accident d’avion un an plus tôt !

-    Marc ! Cria Marie. Elle avait tellement mal à la tête qu’elle dû fermer les yeux. Quand elle les rouvrit elle vit…une carotte posée sur son oreiller.

Le voyage de Noël !!!

Marie était allée chercher un couteau dans la cuisine, mais ce n’était pas pour couper la bûche. Elle avait entendu un bruit auparavant, mais elle ne savait pas d’où il provenait. Elle sortit de la pièce et se dirigea vers la salle de bain où elle trouva la raison du bruit : le robinet coulait.

Elle posa son couteau sur l’étagère du couloir, entra dans la salle de bain et referma le robinet. Lorsqu’elle retourna dans le hall et voulut reprendre son couteau mais elle remarqua qu’il avait disparu… Le couteau s’appelait Dao. Il avait démissionné de son poste pour une raison très simple. IL EN AVAIT MARRE. De quoi ? Je vais vous le dire : il devait toujours servir les humains et n’avait plus de temps pour lui. Dao avait besoin d’une PAUSE.

Il prit alors la décision de ne plus jamais servir ces horribles humains. Il décida donc de partir de cette maison qui regorgeait de vieux souvenirs épouvantables, effrayants et même dégoûtants. Il se mit tout de suite en route vers l’infini, vers le monde imaginaire, vers le monde qui n’existait pas. Qui sait, peut-être ferait-il des rencontres époustouflantes ? Il erra jour et nuit durant des semaines. Il arriva près d’une maison grise donc le jardin était recouvert d’un manteau blanc. C’est là qu’il rencontra Scripta, la boîte aux lettres.

-           Excusez-moi, où suis-je ? Comment s’appelle ce village ? Demanda-t-il timidement à la boîte aux lettres.
-          Mon cher, ici, on est au Pôle Nord. As-tu besoin d’aide ? Je peux t’aider si tu le veux. Je me nomme Scripta. Si tu as besoin de moi, appelle-moi.
-          D’accord Scripta ! Répondit Dao rassuré.

Il continua sa route lentement dans la neige jusqu’à ce qu’il arrive devant une maison en pain d’épice qui dégageait une luminosité incroyable. Il resta un moment ahuri puis s’empressa de rentrer dans cette maison de rêve. C’était la maison du Père Noël ! Dans l’entrée, Dao rencontra un lutin qui s’appelait Decus. C’était le responsable des décorations des fenêtres.

En voyant le couteau Decus le prit et entendit un gémissement.
-          Lâche-moi lutin de diable !!! Dit alors une voix que Decus ne reconnaissait pas.
-          Qui parle ainsi de moi ? Dit-il tranquillement.
-          Je suis dans ta main ! S’exclama la voix furieuse.

Alors, Decus regarda attentivement dans sa main et aperçut que c’était le couteau qui se débattait et l’insultait. Il le reposa immédiatement par terre.
-          Je suis sincèrement désolé ! Je ne voulais pas…S’excusa Decus.
-          C’est bon, je sais. J’ai l’habitude. Ce n’est pas très grave, dit le couteau les yeux tristement baissés vers le sol.
-          Mais…

Il réfléchit avant de dire ou faire d’autres bêtises.
-          Je m’appelle Decus et je travaille pour le Père Noël. Je décore surtout les fenêtres. Et toi, comment tu t’appelles ? Finit-il par dire.
-          Je m’appelle Dao, déclara le couteau d’un air plus gai.
-          Super prénom ! Je ne l’ai jamais entendu mais il me plaît. Il est court, pas trop difficile à retenir et moi je le trouve très original. Dis, est-ce que tu pourras m’aider pour les décorations des fenêtres ? J’en ai un peu marre de les faire tout seul et en plus ça va plus vite à deux ! Alors ?

Dao mit sa main sur son front d’un air préoccupé et finit par dire.
-          Ok, je suis d’accord, mais à une condition : Je voudrais que tu m’héberges chez toi, demanda-t-il.
-          Promis ! Répondit Decus tout content d’avoir un nouvel ami avec qui partager ses expériences.

De son côté Marie pensait à son couteau disparu. Elle voulait le retrouver. Alors, elle eut une idée. Elle fit une lettre au Père Noël. Elle y écrivit ceci :

Cher Père Noël,
J’ai perdu mon couteau et pour mon cadeau de Noël, je voudrais le retrouver car même s’il n’en n’a pas l’air, c’est le meilleur des couteaux du monde. Il est très maniable, très pratique et il a toujours été là pour nous servir. Il nous manque terriblement ! 
Merci d’avance. 
Marie 

Quand le Père Noël vit le souhait de Marie, il alla parler avec Dao. Celui-ci hésita un long moment puis finit par dire oui car la petite Marie lui manquait aussi. Alors, avant de finir dans un papier cadeau, il dit au revoir à Decus, Scripta, et au Père Noël, et se mit en route.

Quelques jours plus tard Marie éclata de joie lorsqu’elle ouvrit ses cadeaux : son couteau y était !

Depuis ce jour-là, le couteau ne vécut plus jamais une vie horrible et il eut le privilège de couper la bûche chaque veille de Noël. 

La bougie maudite

Marie était allée chercher un couteau dans la cuisine, mais ce n’était pas pour couper la bûche…

Marie était une fille âgée de 12 ans. Elle avait une sœur aînée, Lena. C’était le soir de Noël quand, par la faute d’une bougie, une des branches du sapin prit feu. Sur le moment, personne n’avait rien remarqué. Soudain, Marie hurla :
-    Le sapin brûle !

Elle courut chercher un couteau dans la cuisine, mais n’en trouva pas. Deux minutes plus tard, sa sœur, paniquée, la rejoignit.
-    Marie ! Que se passe-t-il ? Demanda-t-elle affolée. La branche brûle de plus en plus ! 
-     Je ne trouve pas de couteau ! Qu’est-ce que je fais ?
-    Ne bouge pas, je vais t’aider.

Deux minutes plus tard, elles arrivèrent au salon. Marie, qui tenait un long couteau dans sa main droite, coupa la branche enflammée. Pendant ce temps, sa sœur cherchait une ultime solution pour les sortir de ce pétrin.  Alors que Marie s’affairait autour du sapin, une mèche de sa chevelure blonde s’emmêla dans la branche flamboyante. Lena lui cria :
-    Marie ! Tes cheveux sont en feu !

Marie prit la branche et la lança dans la cheminée. Ensuite, elle coupa sa mèche calcinée qui pendait le long de son visage rougi par la chaleur, en essayant de se brûler le moins possible. Elle avait une légère blessure au menton et ses yeux étaient boursouflés par les sanglots. Puis elle la posa dans la cheminée et fonça à la salle de bain en pleurant. Sa sœur la suivit et la découvrit à genoux sur le carrelage froid. Elle tremblait de tous ses membres.
-    Marie ? Demanda Lena, tu ne te sens pas bien ?
-    Non ! Répliqua-t-elle, livide. Regarde ma tête ! Je suis moche !
-    Mais non, réfléchis et observe-toi bien avant de raconter n’importe quoi ! Il faut juste que je te refasse une coupe, que tu te reposes et tu seras aussi magnifique qu’avant !
-    Tu parles ! Jamais ! Ajouta Marie.
-    Ne raconte pas n’importe quoi ! Laisse-moi te refaire une beauté ! Dit sa sœur sur un ton qui ne tolérait aucun refus. 

Lena alla chercher des ciseaux pointus dans le bureau et se mit au travail. Cependant, il y avait un problème qu’elles avaient totalement oublié… 

Des pas résonnèrent sur le perron et leurs parents ouvrirent la porte juste lorsque l’horloge sonna. Ils rentraient à onze heures. Arrivés dans le salon, ils découvrirent un sapin à moitié carbonisé, une grosse mèche de cheveux arrachée, un couteau noir gisant sur le sol et une branche en train de se consumer dans la cheminée. Dans la pièce flottait une étrange odeur de brûlé. Très inquiets, les parents montèrent les escaliers quatre à quatre pour voir où se trouvaient leurs filles. Ils entrèrent dans la salle de bain et virent Lena en train de couper les cheveux de Marie : 
-    Lena ! Que fais-tu ? Pourquoi es-tu en train de couper les cheveux de ta sœur ? Se fâcha leur mère.
-    Mais non ! Ce n’est pas ce que tu crois, maman ! Se défendit Lena.

Elles racontèrent leur triste mésaventure. Les parents se regardèrent abasourdis et la mère éclata en sanglots :
-    Mais vous êtes inconscientes s’exclama-t-elle ! A votre âge, nous pensions pouvoir vous faire confiance ! Dorénavant, un seau et une couverture seront mis sous le sapin et le couteau servira à couper la bûche.

Les deux sœurs se regardèrent et s’excusèrent. Toute la famille descendit les escaliers et finit la soirée de Noël dans la joie et la bonne humeur. 
-    Allez, tout le monde au lit sinon demain, pas de cadeaux !
-    Bonne nuit papa, bonne nuit maman dirent Marie et Lena en chœur.

Le jour suivant, les filles se précipitèrent auprès du sapin mais… rien ! Pas un seul cadeau ! Lena et Marie se dévisagèrent, puis scrutèrent leurs parents du coin de l’œil avec méfiance. Ceux-ci, avec un air amusé, dirent en chœur :
-    SURPRISE ! Nous allons chez grand-père et grand-mère pour le déjeuner et pour les cadeaux ! 
-    Ouf, on a eu peur ! S’exclamèrent les deux sœurs. 

Toute la famille partit chez les grands-parents qui les attendaient avec impatience. Les filles coururent jusqu’à la porte qu’elles ouvrirent en riant. 
-    Coucou ! Crièrent Lena et Marie. 
-    Bonjour les filles, vous allez bien ?
-    Oui ! On a faim et hâte d’ouvrir les cadeaux !
-    Très bien ! Je vais allumer les bougies, annonça leur grand-mère.
-    Attends grand-mère !….

Lena alla chercher une couverture et un seau d’eau qu’elle mit près du sapin, et toute la famille passa une belle journée de fête. Joyeux Noël !

 


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