13.06.2019, 15:01

Val-de-Travers ne sort pas des chiffres rouges

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La traversée du village de Travers est la principale dépense des comptes 2018 de Val-de-Travers.

Finances La commune de Val-de-Travers a bouclé l’exercice comptable 2018 sur un déficit de près de 550’000 francs. Pour les autorités, ce deuxième exercice négatif de l’histoire de la commune ne remet rien en cause.

«L’année était attendue comme difficile, elle l’est restée.» Le grand argentier Frédéric Mairy dresse ce constat en présentant les comptes 2018 de Val-de-Travers. Ceux-ci sont «un peu mieux qu’attendus», mais pas assez pour sortir des chiffres rouges. Ils bouclent sur un déficit de 550’000 francs, pour quelque 68 millions de francs de charges totales. Le budget prévoyait un excédent de charges de 3,2 millions.

Impôts en baisse

Toutefois, ce résultat est obtenu après un prélèvement de 2,2 millions de francs à la réserve de politique conjoncturelle, alimentée par les exercices positifs entre 2009 et 2015. Une somme qui ne vient pas de nulle part, «c’est l’équivalent de la baisse des impôts perçus», renseigne Christian Reber, secrétaire général des finances. 

Autre signal négatif, la dette communale a augmenté, puisque les autorités – sur validation du Conseil général – ont décidé de ne pas limiter les investissements. Le réaménagement de la traversée de Travers (4,91 millions de francs au total) est ainsi la principale dépense des comptes 2018. 

Néanmoins, les élus de Val-de-Travers restent fidèles à leur ligne et pointent la conjoncture. «Pour nous, la structure communale est adaptée», dit Frédéric Mairy. La commune fait attention à ses dépenses – les charges sont en baisse depuis 2014 – et ne souhaite pas prendre des mesures plus lourdes. «En prendre, ça veut dire faire perdre des prestations à la population», explique l’édile. Difficile pour une commune qui a décidé de travailler sur son attractivité et son image. 

La fortune et les réserves pour voir venir

Dans ce mauvais temps, l’atout communal reste sa fortune (30 millions de francs) et sa réserve de politique conjoncturelle, encore dotée de 13 millions après la ponction des comptes 2018. Bref, de quoi voir venir, surtout dans une période où les changements fiscaux ont été et seront encore nombreux (nouvelle péréquation des charges, RFFA, programmes cantonaux d’impulsion, etc.).

«Si toutes ces réformes ne portent pas leurs fruits d’ici trois ou quatre ans, il faudra alors peut-être se poser des questions structurelles. Aujourd’hui, notre fonctionnement est pérenne, ce sont des facteurs externes qui changent», remarque Yves Fatton, secrétaire du Conseil communal. 

Avec une structure communale qui a trouvé son rythme de croisière – l’exercice 2018 n’est que le second négatif depuis la création de la commune –, les élus ne veulent pas dévier de leur cap. «Nous avons amélioré l’image du Val-de-Travers. C’est la base sur laquelle on va pouvoir travailler. On ne construit pas la commune pour l’année à venir, mais pour les 20 prochaines», résume son collègue Christian Mermet.


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