30.12.2010, 11:20

Le Tour de ski est déjà devenu incontournable

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Le Tour de ski, qui débute demain, est devenu en moins de cinq ans un rendez-vous incontournable de la saison. L'épreuve a réussi son pari d'élargir l'audience du ski de fond en jouant sur les côtés mythique et parfois démesuré des grandes courses à étape cyclistes.

Ses créateurs ne s'en sont jamais caché: le Tour de ski doit beaucoup au Tour de France. Comme la Grande boucle, l'épreuve, qui relie cette année l'Allemagne à l'Italie en dix jours et huit étapes pour 100 km de course, a son classement général, son maillot jaune et même son «Alpe d'Huez» avec la montée finale à l'Alpe Cermis.

Cette dernière étape, une montée de 2,5 km sur une piste de ski... alpin avec des passages à 30%, marque chaque hiver les esprits des spectateurs, téléspectateurs et athlètes. «On nous parle plus de cette fameuse montée que de n'importe quelle autre épreuve de Coupe du monde», reconnaît le Français Jean-Marc Gaillard. «Il y a un côté atypique dans cette montée, une dimension mythique et un côté défi qui fascinent les gens qui ne s'intéressent pas forcément au ski de fond», renchérit son compatriote Maurice Manificat.

Le Tour de ski, créé en 2007 et remporté en 2009 par Dario Cologna, a trouvé son public à un moment de l'année où le calendrier sportif est quasiment désert avec les trêves des grands championnats européens de football. Si l'épreuve, avec des sprints de bonifications et ses distances inhabituelles, n'a pas forcément les faveurs des puristes, les athlètes s'y retrouvent au point que «le Tour de ski se situe en valeur juste en dessous des Mondiaux ou des JO», assure Manificat.

Elle consacre le fondeur le plus polyvalent, elle sacre souvent le vainqueur de la Coupe du monde - 400 points pour le vainqueur contre 100 pour une épreuve de Coupe du monde -, sans oublier sa belle dotation (160 000 francs pour le vainqueur).

S'ils sont conscients que leur sport doit aller vers de nouveaux publics, notamment dans les grandes villes avec des sprints sur neige artificielle, les fondeurs se fixent des limites. Le projet d'organiser l'hiver prochain une nouvelle épreuve avec une montée de 5 km suivi d'un super-G sur une piste de ski alpin en Pologne fait grincer des dents. «Il y a des limites à ne pas dépasser, il faut respecter la tradition et l'histoire qui nous ont fait vibrer», prévient Gaillard. /si


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