27.12.2012, 07:08

Étudiante indienne victime d'un viol collectif traitée à Singapour

chargement
La jeune femme a été transférée en raison des capacités techniques de l'hôpital de Singapour en matière de greffes d'organes.

Inde L'étudiante indienne de 23 ans victime dans son pays d'un viol collectif est arrivée jeudi à Singapour où elle a été hospitalisée dans un état critique. Cette affaire provoque des remous en Inde depuis une dizaine de jours.

La jeune femme indienne  victime d'un viol collectif, dont le nom n'a pas été révélé, "est arrivée au Mount Elizabeth Hospital ce matin à 09h05 dans un état extrêmement critique", a indiqué l'hôpital dans un mail à l'AFP. L'établissement n'a pas donné d'autres détails. L'affaire provoque des remous en Inde depuis une dizaine de jours.

A New Delhi, un responsable médical avait laissé entendre mercredi soir que la patiente allait être transférée en raison des capacités techniques de l'hôpital de Singapour en matière de greffes d'organes.
 
"Ils ont dit que l'hôpital avait une unité de pointe pour les greffes multiples d'organes", avait déclaré B.D. Athani, un responsable de l'hôpital Safdarjung à Delhi.
 
Le 16 décembre, l'étudiante kinésithérapeute a été violée par six hommes à bord d'un bus, avant d'être battue à coups de barre de fer et jetée hors du véhicule. Elle souffre de graves blessures intestinales. Elle était en soins intensifs et son état s'est dégradé lundi soir. "Elle a été opérée trois fois (...) mais sa condition reste critique", avait précisé le responsable de l'établissement indien.
 
Le gouvernement indien a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête spéciale sur ce fait divers, qualifié d'"atroce" par le Premier ministre Manmohan Singh. Les six hommes, ivres au moment des faits, ont été arrêtés et sont en prison.
 
Cette affaire a provoqué des manifestations à New Delhi, parfois violentes, qui ont entraîné la mort d'un policier. Les forces de l'ordre ont bloqué plusieurs rues importantes dans le centre-ville.
 
Les manifestants protestent contre la police et les autorités, accusées de ne pas prendre suffisamment au sérieux les plaintes pour viols et agressions sexuelles, dans un pays très largement dominé par les hommes. Plus de 90% des crimes violents enregistrés en 2011 avaient une ou des femmes pour victime(s).

 


Résumé du jour

Ne ratez plus rien de l'actualité locale !

Abonnez-vous à notre newsletter et recevez chaque soir toutes les infos essentielles de la journée!

Recevez chaque soir les infos essentielles de la journée !

Top