23.12.2018, 14:19

Fédérales 2019: du mouvement chez les Romands, le point à 10 mois de l'échéance

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Passablement de mouvements annoncés à l'automne prochain sous la coupole fédérale.

politique Un dixième des parlementaires suisses ne se représenteront pas à l'automne 2019. La Suisse romande est la plus touchée, en particulier au Conseil des Etats. Petit tour d'horizon à 10 mois des élections fédérales.

A dix mois des élections fédérales, un peu plus d'un parlementaire sur dix a déjà annoncé qu'il ne se représentera pas. Le renouvellement sera particulièrement important au Conseil des Etats, notamment chez les Romands.

Les élections au Conseil des Etats s'annoncent aussi délicates pour le PS. Six de leur douze sénateurs ont déjà annoncé qu'ils ne brigueront plus de siège. Au PLR et au PDC, trois sénateurs sur treize quitteront leur siège et seulement un sur six à l'UDC.

Avec le retrait du seul écologiste, le Genevois Robert Cramer, quatorze conseillers aux Etats ont ainsi déjà fait part de leur retrait au terme de la législature. C'est plus qu'en 2015 (12) et quasi autant qu'en 2011, sachant que d'autres sénateurs pourraient encore annoncer leur départ.

Conseillers romands recherchés

La Suisse romande est la plus touchée, avec huit des quatorze annonces de retrait. Trois cantons, Genève, Neuchâtel et le Jura, doivent se trouver deux nouveaux représentants, ce qui relativise le désavantage pour le PS de ne pas bénéficier de la prime au sortant.

Outre M. Cramer, Liliane Maury-Pasquier (PS/GE), Didier Berberat (PS/NE) et Raphaël Comte (PLR/NE), ainsi qu'Anne Seydoux-Christe (PDC/JU) et Claude Hêche (PS/JU) ont déjà dit qu'ils ne se représenteront pas.

Le canton de Vaud et le Valais devront chacun en remplacer un, respectivement Géraldine Savary (PS) et Jean-René Fournier (PDC). Les six autres sénateurs sur le départ proviennent d'Argovie (Pascale Bruderer/PS et Philipp Müller/PLR), du Tessin (Fabio Abate/PLR), de Bâle-Ville (Anita Fetz/PS), de Thurgovie (Roland Eberle/UDC) et de Lucerne (Konrad Graber/PDC).

Chambre du peuple

Au Conseil national, seuls quinze parlementaires ont déjà fait part de leur décision de ne pas briguer un nouveau mandat. C'est relativement peu, même à dix mois de l'élection, sachant qu'en 2015, ils étaient 26 conseillers nationaux à ne pas se représenter, 39 en 2011, et 23 en 2007.

Le nombre de départs annoncés est davantage proportionnel à la force des partis. Les deux plus grands en comptent chacun cinq, sur 68 élus à l'UDC et sur 43 au PS. Ils sont quatre PDC sur 30 à avoir déjà décliné une nouvelle législature et un seul libéral-radical sur 33.

Aucun Vert ou Vert'libéral n'a pour l'heure fait part de son désir de ne pas se représenter, selon un sondage de Keystone-ATS auprès des partis. Idem au PBD.

Du National aux Etats

Sur les quinze départs déjà annoncés, six sont romands, dont trois de Genève (Guillaume Barrazone/PDC, Manuel Tornare/PS et Carlo Sommaruga/PS). Ce dernier est un cas spécial: M. Sommaruga quittera la Chambre du peuple après 16 ans et sera candidat à la Chambre des cantons.

Les autres viennent de Fribourg, Vaud et Neuchâtel. A savoir respectivement Dominique de Buman (PDC), Alice Glauser (UDC) et Jacques-André Maire (PS). Côté alémanique, quelques grosses pointures du National sont sur le départ. Il s'agit notamment des UDC Toni Brunner (SG), Adrian Amstutz (BE) ou Ulrich Giezendanner (AG).

ATS

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