29.12.2010, 10:33

Le détachement d'élite se concentrera sur la Suisse

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La troupe d'élite de l'Armée DRA 10 ne devrait plus devoir mener des opérations commando à l'étranger mais se concentrer sur des missions en Suisse, a annoncé hier Ueli Maurer. Le ministre de la défense rencontrait la presse à Adelboden, son lieu d'origine.

Mener des opérations à l'étranger contre la volonté de l'Etat concerné est «politiquement impossible», a fait valoir le conseiller fédéral pour justifier ce changement de cap. «Aucun Etat au monde n'a mené de telles actions ces dernières années». Le DRA 10 a récemment fait parler de lui en lien avec l'affaire Kadhafi. Les départements fédéraux des affaires étrangères et de la défense avaient étudié la possibilité de recourir à cette troupe de choc pour libérer les otages suisses retenus en Libye, une idée qui a suscité bien des critiques. L'unité d'élite devrait se préparer à l'avenir pour des «engagements spéciaux» sur territoire suisse. Le ministre n'a toutefois pas pu apporter davantage de précision. Le DRA 10 regroupe quelque 40 personnes, un effectif qui ne devrait pas être revu à la hausse.

Le conseiller fédéral a profité de l'occasion pour dévoiler le nom de celui qui l'aidera à régler la récente affaire de fiches. L'ancien conseiller aux Etats Hansruedi Stalder (PDC /UR) a été nommé en tant que responsable externe. La délégation des commissions de gestion parlementaire a révélé en juin que, durant des années, les renseignements de la Confédération avaient fiché plus de 100 000 personnes sans procéder aux contrôles légaux d'usage. Hansruedi Stalder agira comme une sorte de préposé à la protection des données. Le ministre de la défense a par ailleurs défendu le très critiqué rapport sur la politique de sécurité. Il décrit bien les menaces à venir, selon lui. Certes sans poser de priorités. Mais ce ne serait de toute façon pas possible vu que le rapport n'avance pas de pronostics exacts.

Quant au manque de scénarios en matière de coopération militaire internationale, Ueli Maurer a fait valoir que cela ne pourrait passer de facto que par l'Otan. Et une adhésion à l'alliance atlantique reste exclue. La Suisse a déjà de nombreux contacts avec les autres armées et se concentre sur une collaboration pragmatique en matière de formation. «Il n'est pas possible d'aller plus loin sans modifier la constitution». Une réduction des effectifs de l'armée provoquera des fermetures de place d'armes, a en outre une nouvelle fois lancé Ueli Maurer. Un tiers des sites sont menacés dans les dix à quinze prochaines années, selon lui. /ats


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