02.08.2015, 18:56

Une «der» souriante pour Pascal Couchepin

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Par Berne / François Nussbaum

L'humeur légère et le sourire presque narquois, Pascal Couchepin a rencontré une dernière fois la presse après son ultime séance du Conseil fédéral. Quelques décisions concernant son département sont présentées au pas de charge (de cavalerie légère), suivies de quelques pointes dirigées contre ses collègues. Il finira par souhaiter sobrement une «bonne santé» aux représentants des médias.

Le ministre de l'Intérieur est en poste jusqu'au 31 octobre, soit samedi. Didier Burkhalter prendra donc officiellement la relève dimanche. Mais la passation des pouvoirs, avec remise symbolique des clés, aura lieu demain et l'entrée en fonction se concrétisera lundi. Elu en 1998, dirigeant d'abord l'Economie puis l'Intérieur, deux fois président de la Confédération (2003 et 2008), Pascal Couchepin s'en va après 4230 jours passés dans les habits de conseiller fédéral, ponctués par 475 réunions du gouvernement. «Je n'ai dû m'excuser qu'une demi-journée pour raisons de santé. C'est la preuve, s'il en fallait une, que cette fonction ne tue pas».

Le démissionnaire n'a pas l'air de vouloir trop s'attarder. Les épanchements ne sont pas son moyen d'expression privilégié. Quant aux petites phrases et à l'humour décoiffant, il s'y adonne plus volontiers, mais pas sur commande. Et en ce jour, il ne veut visiblement pas en rajouter. Il ne se dérobe toutefois pas à certaines questions sortant de son champ de compétence. Il affirme ainsi être «toujours d'accord, c'est bien connu» avec les décisions du collège. Même sur une réglementation de l'aide au suicide, présentée par sa collègue Eveline Widmer-Schlumpf? «A titre personnel, j'y vois un projet de mort, moi je soutiens des projets de vie», dit-il. Il en a donné l'illustration la semaine dernière, avec son programme de développement des soins palliatifs. Un commentaire sur les cafouillages informatiques au Département de la défense, rendus publics par son chef Ueli Maurer avec une certaine délectation? «Il y a des projets d'adaptation et de modernisation de l'Armée qui doivent être menés à leur terme. On ne le fera pas en créant le chaos».

Enfin, quel dossier épineux transmet-il à son successeur? Sans hésitation, c'est l'assurance maladie. Le reste est sur les rails (invalidité), en voie de l'être (2e pilier) ou peut encore attendre (AVS). Dans la Santé, en revanche, il y a d'énormes intérêts divergents et 40% de la population pour qui les hausses de primes sont problématiques (les autres sont soit aidés, soit assez aisés). Donc, courage.

Une «der» souriante pour Pascal Couchepin


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