Coupe du monde 2018 en Russie
 29.06.2018, 22:07

Coupe du monde 2018: Embolo, l'homme le plus heureux au monde

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De retour en Russie, Breel Embolo s'est volontiers prêté au jeu de la conférence de presse.

Motivé! Après un aller-retour en Suisse pour assister jeudi à la naissance de sa fille Nayila, le Bâlois aborde la rencontre avec la Suède avec une motivation décuplée.

 Après avoir vécu les vingt-quatre heures les plus belles de sa vie, Breel Embolo sera-t-il le "match winner" de la Suisse contre la Suède? Le Bâlois abordera en tout cas ce huitième de finale avec une motivation décuplée.

Une motivation qui s'explique en premier lieu par la naissance de sa petite Nayila, une naissance à laquelle il a pu assister jeudi quelques heures seulement après avoir honoré sa première titularisation en Coupe du monde à Nijni Novgorod lors du nul 2-2 contre le Costa Rica qui a qualifié la Suisse pour les huitièmes de finale. "Je n'oublierai pas ce match de mercredi, dit-il. Il s'est avéré compliqué, c'est vrai, mais c'est celui qui nous qualifie pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde."

"Timing parfait"

"Ensuite tout s'est enchaîné très vite, poursuit l'attaquant de Schalke 04. J'ai reçu un message de la maison qui m'a signifié que tout pouvait aller très vite pour la naissance. Nous avons dû organiser un vol. Le timing fut parfait. Je suis arrivé à 13 heures et j'ai juste eu le temps de me changer pour me rendre dans la salle d'accouchement. Ce fut un moment magnifique. J'ai vraiment eu de la chance de pouvoir le vivre. Maintenant, je dois le mettre de côté. Il y a du travail qui reste à faire ici en Russie."

Durant cet aller-retour au pays, Breel Embolo a eu le temps de prendre conscience de l'enthousiasme suscité par le parcours de l'équipe de Suisse lors de cette Coupe du monde en Russie. "Les gens que j'ai pu croiser m'ont demandé que l'on continue ainsi, lâche-t-il. Que nous ne devons pas rentrer avant le 16 juillet. Ces 24 heures m'ont insufflé une énergie positive. Je veux aussi rendre au groupe tout ce qu'il m'a apporté ces dernières heures au travers de son soutien, au coach qui m'a autorisé à rejoindre ma compagne Naomi et à toutes les personnes qui ont rendu possible cet aller-retour."

C'est donc un Breel Embolo regonflé à bloc qui a rejoint vendredi soir le camp de l'équipe de Suisse à Togliatti. Le Bâlois reprendra l'entraînement samedi après-midi. Il n'aura finalement manqué que le décrassage de jeudi. Vendredi, l'entraînement était, en effet, facultatif. Touché à la cuisse, Xherdan Shaqiri est, ainsi, resté à l'hôtel comme Steven Zuber qui se remet de la grippe contractée quelques heures avant la rencontre contre le Costa Rica. "Je vais dire à tous mes coéquipiers que nous ne sommes pas seuls, conclut Breel Embolo. Des milliers de gens sont derrière nous en Suisse.". Tout un pays en fait.

ATS

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