Eclairage
 26.09.2018, 17:01

Eclairage: «Election au Conseil fédéral: un vrai faux suspense?»

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Doris Leuthard et Johann Schneider Amman, le second a annoncé sa démission du Conseil fédérale. La première pourrait suivre la voie.

Politique Nos journalistes mettent en perspective des sujets d’actualité régionale, nationale ou internationale avec des analyses ou des éclairages. Aujourd’hui, Daniel Droz évoque la prochaine élection au Conseil fédéral.

Un peu plus de deux mois nous séparent de l’élection du successeur de Johann Schneider Ammann. En annonçant sa démission du Conseil fédéral mardi, le Bernois a ouvert le bal des prétendants et, surtout, des prétendantes. Bal qui pourrait s’élargir, si Doris Leuthard venait à suivre son collègue sur le chemin de la retraite. Ce qui ne manquerait pas de rajouter un peu de sel au feuilleton qui s’annonce.

Ces 65 jours permettront à chacun de jauger les chances des unes et des autres. Ils verront émerger des têtes nouvelles, peu connues de ce côté-ci de la Sarine. Car, il faut le dire d’emblée, aucun candidat de Suisse latine ne sera de la partie. 

Il s’agira donc de peser les chances de la Suisse orientale ou centrale de décrocher un siège après quelques années d’absence, d’évaluer la possibilité pour Zurich de s’emparer d’un deuxième maroquin ou d’un des deux Bâles d’enfin siéger au Conseil fédéral après une longue attente. 

Tout dépend, aujourd’hui, en partie du nombre de sièges à repourvoir. Le ou la successeur de Doris Leuthard, si, on le répète, elle démissionne, sera élu avant celle ou celui de Johann Schneider Amman. Ce n’est pas sans conséquence. L’émergence d’une ou d’un démocrate-chrétien de Suisse orientale pourrait barrer la route à une candidate libérale-radicale de cette même partie du pays. On pense bien sûr à Karin Keller-Sutter, aujourd’hui grande favorite.

Ce suspense a un avantage. Le public romand, donc, découvrira des parlementaires inconnus. Si ce n’est déjà fait – elle était opposée à Johann Schneider Ammann il y a huit ans, mais une grande partie de la gauche lui avait alors préféré le Bernois –, il apprendra notamment que Karin Keller, traductrice interprète de formation, a vécu quatre ans à Neuchâtel.

Il fera connaissance avec Andrea Caroni. Malgré son jeune âge, l’Appenzellois a déjà fait son nid aux Chambres fédérales. Il se rendra compte que le démocrate-chrétien lucernois Konrad Graber est un des ténors du Conseil des Etats.

Mais, au final, ils sont 246 à voter. A de très inhabituelles exceptions – on pense ici notamment à l’éviction de Christoph Blocher au profit d’Eveline Widmer Schlumpf en décembre 2007 –, ils mettent fin au suspense tranquillement. Lequel ne s’avère que très rarement en être un vrai.


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