Opération marathon
 24.05.2019, 11:47

Opération marathon de New York: «Le poids du temps»

chargement
Pas facile de gérer famille, boulot, amis et... entraînements...

Chronique Notre journaliste Raphaèle Tschoumy se prépare depuis la mi-avril à courir le marathon de New York le 3 novembre. A presque 50 ans, elle n’a rien d’une sportive aguerrie et n’a pas couru depuis plusieurs dizaines d’années. Suivez son évolution tous les deux samedis dans «ArcInfo».

Il existe un élément dont je n’avais pas mesuré l’ampleur. C’est le temps. Pas le temps que je mets pour faire telle ou telle distance ou pour arriver au bout des 42,195 kilomètres à New York le dimanche 3 novembre. Non. Le temps que prennent les entraînements (trois à quatre par semaine à ce stade). 

Je ne suis pas célibataire, j’ai une ado de 14 ans, des amies, des amis et un travail à 100% dans le média que vous lisez à l’instant. Après un peu plus d’un mois de préparation, je constate combien il est complexe de mixer tous ces éléments.

Je dois m’imposer une discipline de fer et créer mon programme. Tel jour, à telle heure, je vais courir. Et je n’en démords pas. Sinon, les influences extérieures vont miner mon projet marathonien. Mais ce n’est pas simple de tenir. L’affect est fatalement touché, quand il s’agit de vos proches.

Un jour, c’est la famille qui trinque, parce que je pars courir vers les 19 heures «Mais tu ne manges pas avec nous?». Non, je mangerai à mon retour, vers 20 heures ou 21 heures. Ça n’a l’air de rien, mais cela déstructure le train-train habituel. Certes, ma famille est partante dans mon aventure new-yorkaise, elle va même m’y accompagner. Mais entre le projet et la réalité…

Un autre jour, ce sont mes copines qui trinquent. Mais sans moi, ou presque. Elles me voient nettement moins. Surtout elles m’entendent dire des phrases inédites de la part de leur meilleure alliée de fêtes de ces trente dernières années: «OK, on se voit. Mais on ne fait pas tard, parce que demain je cours». Vous devriez entendre les éclats de rire à l’autre bout du fil. Ils sont inévitables et m’amusent aussi.

La solution la plus simple et qui ne dérange personne, c’est de courir à six heures du matin. A cette heure-là, personne ne m’attend et cela rend la chose agréable. Mais après la course: séances de rédaction, travail, articles, mises en place de projets divers. Là, c’est moi qui trinque et qui pique du nez sur mon clavier dès la fin de journée.

La course, ça prend du temps sur la vie. Je commence à peine à comprendre qu’elle fait désormais partie intégrante de mon quotidien. Mais pour l’heure, c’est encore un travail de tous les instants. 

Un projet mené en partenariat avec l’Atelier 71 à Neuchâtel.


Résumé du jour

Ne ratez plus rien de l'actualité locale !

Abonnez-vous à notre newsletter et recevez chaque soir toutes les infos essentielles de la journée!

Recevez chaque soir les infos essentielles de la journée !

À lire aussi...

ChroniqueOpération marathon de New York: «Dans quel état suis-je?»Opération marathon de New York: «Dans quel état suis-je?»

ChroniqueOpération marathon de New York: «Premiers pas…»Opération marathon de New York: «Premiers pas…»

ChroniqueOpération marathon de New York: «Coup de frein»Opération marathon de New York: «Coup de frein»

Top